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Quand je me suis lancé dans le NaNoWriMo 2013, je n'était pas du tout convaincu de passer le quatrième jour. La tâche me semblait assez dure par rapport à la longueur, mais aussi par rapport à ma motivation. J'ai déjà tenté deux-trois fois de commencer des projets de romans, mais je finissais toujours par les délaisser.

Vingt-six jours plus tard, j'avais fini en écrivant tous les jours au moins mille mots. Je me suis vraiment découvert, et je pense que Scrivener, logiciel que j'ai découvert la veille du départ du Nano, m'a énormément aidé pour m'y retrouver. Je savais comment j'avançais et où j'allais. Je pense que je vais dire adieu à OpenOffice, fidèle compagnon d'écriture depuis trois ans.

Bref, super content de l'expérience, qui m'aura appris plusieurs choses.

Finalement, je n'ai eu que deux déceptions : La première, c'est de ne pas avoir fait quelque chose de tout à fait bien. C'est normal, vu que l'objectif était la quantité, mais il y a certaines choses qui mériteraient d'être corrigées. Vous les comprendrez en lisant la critique que j'en ai faite. Je reviendrais sûrement dessus, "au calme" ,pour le finir et en faire un écrit publiable, parce que l'histoire que raconte mon roman a selon moi du potentiel. C'est pour ça que je ne posterai pas le résultat de ce NaNo.

La Seconde déception, c'est le write-in d'Angers au milieu du mois. Je suis de Vendée et étant un jeune conducteur n'ayant pas fait des trajets de plus d'une heure.  J'ai donc effectué deux heures de routes pour arriver à Angers, totalement stressé parce que je ne savais pas où le bar était et si j'allais pouvoir repartir vu l'impossibilité de ma voiture de redémarrer juste après m'être garé. Tout ça pour malheureusement pas grand chose : l'endroit était sympa, mais on n'était que trois et on ne s'est quasiment pas adressés la parole. J'aurais vraiment aimé échanger, mais ma timidité m'a empêché de commencer quoi que ce soit dans son sens.

Mais cela, parmi tant d'autres activités, m'a fait connaître "l'esprit NaNoWriMo" et je serai sans doute de la partie l'an prochain. Je pense avoir compris grâce à ce NaNo ce qui me limitait et ce qu'il fallait pour y remédier : de l'organisation. J'ai plein d'idées et d'idées pour ces idées, mais je ne les pose jamais vraiment devant moi. Du coup, je foirais à chaque fois, et il semble que je suis enfin prêt à me donner les moyens de leur donner le traitement que mes idées méritent.

Sans plus attendre, voiçi la critique que je fais du résultat de mon NaNo :

La Survie du Volute  est le premier écrit long de Clément Serin, jeune auteur vendéen de vingt ans.

Serin nous plonge dans un futur proche, où des combats en réalité virtuelle sont devenus un phénomène, notamment grâce aux progrès de la technologie. C'est justement l'une de ces combattantes, Constance Hierri, qui constitue l'héroïne de ce roman. Elle se retrouve plongée en plein tumulte, alors que l'avenir du « match à mort » en France est menacé par des associations de parents. Sans compter que la réaction vindicative de son patron sera de détruire sa fédération à petit feux, en posant un cruel dilemme à ses athlètes : risquer leur carrière ou être viré sans ménagement.

Le pitch de départ, comme pour tous les autres écrits de Serin, semble intéressant,  Mais l'auteur ne se débarrasse pas pour autant de sa maladresse d'écriture. Accumulant expressions répétitives, dialogues confus et traitements inégaux des scènes, Serin nous livre ici un travail qui aurait sans doute mérité davantage de relecture. A moins que ça soit Constance, son héroïne, qui l'ait dirigé dans la mauvaise direction. En effet, impossible de s'attacher à cette fille qui nous gratifie régulièrement de bien trop grandes réflexions pesant pour et contre avec une exhaustivité inutile. On sent presque une certaine condescendance de l'auteur, qui se force à tout justifier sans laisser le lecteur penser par lui-même. Serin se force de prendre parti pour son héroïne tout en la pointant du doigt via les autres personnages, sans tenir compte du résultat final. L'ensemble est malheureusement indigeste.

Mais au fond, l'écueil principal de cette Survie du Volute, ce n'est pas cette lourdeur dans l'écriture. C'est surtout son sujet. Parle-t-il bien de tradition, de fin de légende, comme il le clame ? Difficile à dire tant le roman arbore une curieuse structure, qui fait que la situation initiale s'éternise et que les péripéties se traînent quand vient leur tour. Les différents points du récit sont pertinents et pleins de bonnes idées, mais sont souvent survolés, au profit d'une sous-intrigue romantique qui ne tient tout simplement pas debout. C'est vraiment dommage, car celle-ci est pleine de sens.

J'aimerais vraiment dire tout simplement que La Survie du Volute est un raté, au mieux une déception. Mais c'est plus complique que cela :  il s'agit plutôt d'un texte qui ne s'est pas trouvé. Un tel univers aurait mérité un angle différent : aussi humain que le récit l'est, mais peut-être moins donneur de leçons."

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Submitted on
December 2, 2013
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