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Tout s’effondre.
Les jours s’alignent comme des pierres froides,
et l’univers s’étire, indifférent.
Nous passons, nous parlons, nous aimons,
mais rien ne survit.
Ni les prières,
ni les rêves,
ni les cicatrices gravées dans nos chairs.
Le temps dévore tout.
Les empires se dressent,
et retombent en poussière.
Les noms s’oublient,
les dieux s’effacent,
les étoiles elles-mêmes s’éteignent
dans le silence noir du vide.
Et moi ?
Je ne suis rien de plus qu’un souffle,
un battement inutile
dans une mécanique sans but.
Les souvenirs ?
Des ombres qui s’entrechoquent,
fragments d’un passé qui n’existe plus.
L’avenir ?
Un gouffre sans promesse.
La vérité ?
Un mirage qu’on invente pour ne pas sombrer.
Il n’y a pas de sens.
Pas de route.
Pas d’étoile polaire.
Seulement le néant,
qui nous attend,
qui nous engloutira,
et qui finira par tout avaler :
nos gestes, nos rires, nos amours,
jusqu’à ce que même le mot « souvenir »
n’ait plus aucun sens.
Et pourtant,
nous avançons,
par habitude,
par inertie,
comme des fantômes en marche
vers une tombe sans nom.
Impermanence
Art
Artefact
Alors, il faut se poser la question : comment
Parfois, en ces instants un peu inattendus,
En arrivons-nous, malgré tout et le néant,
À oublier que nous sommes juste ces riens?


