Le vent désarme, pur,
il redessine le ciel,
un souffle pense.
L’horizon s’incline,
les formes se transforment,
chemins invisibles.
Chaque instant s’efface,
se confond avec l’espace,
le vide s’illumine.
The wind disarms, pure,
it redraws the endless sky,
a breath that thinks.
The horizon bends,
forms shift and transform,
invisible paths.
Each moment fades away,
blending with the boundless space,
emptiness lights up.
Le ciel n'est pas un miroir by KizukiTamura, literature
Literature
Le ciel n'est pas un miroir
Le ciel n’est pas un miroir,
il est une mémoire troublée
où les arbres se penchent,
non pour se contempler
mais pour s’abolir dans l’eau.
L’eau, souveraine et muette,
pense à notre place,
elle invente des ciels que nous n’avons jamais traversés,
des ciels qui ne sont qu’ébauches,
miroirs fuyants d’un monde inachevé.
L’infini s’ouvre au bord d’une feuille qui tombe,
et le vert n’est plus une couleur,
il devient un seuil,
un passage secret
entre deux états du réel.
L’ombre, plus loyale que la lumière,
glisse dans la suspension du temps,
qui vacille, se défait,
et pourtant persiste,
dans la danse ténue des éclats flottants.
Car ce qui est en bas demeure en haut,
mais rien ne coïncide jamais,
tout s’écarte, tout se perd,
jusqu’à ce que le regard se dissolve,
abandonnant l’image,
et ne laissant derrière lui
qu’un secret à déchiffrer.
The sky is not a mirror,
it is a troubled memory
where trees lean down,
not to behold themselves
but to vanish into the water.
The water, sovereign
Cristallisation éphémère,
Surface d’encre où l’oubli se mire
Le passé se dissout sans écho
Frémissement, fracture muette
Le vent découpe mes pensées
Sifflement contre l'invisible
Tourments en pointillé glissent
Silence tendu suspendu
Le lac absorbe l’instant
Ephemeral crystallization
An inky surface where loss mirrors
The past dissolves without echo
A shiver, a muted fracture
The wind carves through my thoughts
A whistle against the unseen
Dotted torments drift away
A silence tightly suspended
The lake absorbs the moment
Two Spirits
With a chalk
Trace in the blue sky
A line, a spiral, a round
Abstract forms
With stardust
They come to life
A bird takes the rebellious threads
To stitch them back together
This joyful canvas
Extends into infinity
To finally fall back
In the form of dreams
Deux Esprits
Avec une craie
Tracent dans le ciel bleuté
Une ligne, une spirale, un rond
Des formes abstraites
Avec de la poussière d'étoiles
Elles prennent vie
Un oiseau prend les fils rebelles
Pour les recoudre
Cette joyeuse toile
S'étend dans l'infini
Pour retomber enfin
En forme de rêves
flux sans origine
éclats d’absence immobile
trace sans retour
vide en abondance
naissance du disparaître
silence du temps
mémoire dissoute
dans l’éclat d’un non-être
impermanence nue
originless flow
shards of unmoving absence
a trace without end
abundant in void
birth within disappearing
the silence of time
dissolved memory
in the flash of non-being
bare impermanence
We ask its name. The planchette moves
from a letter to a letter to
numbers, to
all the years between, to
just its geometrical shape
in the sky, to
bokeh, to
only its ball shaped lens to
light. All the deadlight
of names we gave to stars,
all the deadlight of names. The ghost gone
from ghost to orb to
the distance between
stars to
another connection broken
for someone to go to
the sky,
our youthful hands
so large in the sky.