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Lyryana Maëlsren
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A l'image d'Apollinaire

A

A l'image d'Apollinaire

Atelier de mes souvenirs Élaboré comme un bouquet Enlace en toi tes joies, tes rires Ô mon Ciel mes vibrants plaisirs Tes pleurs et tes antans damnés Secrets liés par une cire Comme une lettre de cachet   Gardent sourires et soupirs Ô mon âme trois fois martyre Que n'ai-je su te protéger Voile blanche comme un navire Emporte avec toi les années Puisqu'il nous faut vivre et mourir Ô linceul blanc, mon avenir Ma vie avec toi enterrée Enlève en souvenirs épiques Cette compagnie atypique Équipe vive et sympathique De mon esprit trop apathique Créateur de l'amour uni
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Mensonges imparfaits

M

Mensonges imparfaits

Mon amant est parti, je suis prête à mourir. L'amour propre agonise et l'honneur est tué, Mais connais ma raison: elle sera, à l'avenir, Plus forte et intraitable qu'elle n'a jamais été. J'ai le coeur qui soupire, encore tout plein de flamme, Tandis que la passion a déserté son âme. Je l'ai déçu et bien vite lassé de moi Il m'a quitté ce jour, en me laissant sans toit. Et moi, je veux souffrir ? Et faire pardonner Une faute incommise. J'en viens à regretter Ce que j'aurais pu faire et que je n'ai pas fait. Je m'en vais, coeur vaillant, défendre mon bourreau,
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Dans la folie du corps

D

Dans la folie du corps

Je n'arrive plus à compter le nombre de fois où j'ai eu ce sentiment d'être prisonnière à l'intérieur de mon propre corps, enfermée. Le plus dur, c'est de parler de ce qui n'existe pas. De ce qui ne peut pas se dire, parce que ce n'est pas réel, que ce n'est pas attesté dans le concret. La honte. La douleur. Le désespoir. Comme un vide immense au fond de soi. Comment mettre des mots sur l'immatériel ? Sur ce qui ne sort jamais de soi ? Comment exprimer correctement, avec le mot juste, l'horreur de la chose ? La haine. La haine de soi. La haine du corps. Le sentiment de
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Artemisia

A

Artemisia

Artemisia fixait la toile, le cœur battant. Elle pouvait sentir la sueur couler le long de son front, déjà moite. Il faisait, semblait-il, une chaleur étouffante. L'atelier sentait la poussière et l'huile. Elle réfléchissait. Du haut de ses dix-sept ans, c'était déjà une belle jeune fille, à la peau blanche, aux cheveux d'un noir épais et superbe, bien bâtie, une femme forte. Et pourtant, face à sa toile, elle perdait tout ses moyens. C'était son premier tableau. Son père, Orazio, elle l'avait déjà aidé, assisté, observé. Mais là
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10 mots obligatoires

m

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Atelier de mes souvenirs Élaboré comme un bouquet Enlace en toi tes joies, tes rires Ô mon Ciel mes vibrants plaisirs Tes pleurs et tes antans damnés Secrets liés par une cire Comme une lettre de cachet   Gardent sourires et soupirs Ô mon âme trois fois martyre Que n'ai-je su te protéger Voile blanche comme un navire Emporte avec toi les années Puisqu'il nous faut vivre et mourir Ô linceul blanc, mon avenir Ma vie avec toi enterrée Enlève en souvenirs épiques Cette compagnie atypique Équipe vive et sympathique De mon esprit trop apathique Créateur de l'amou
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Ecriture automatique

E

Ecriture automatique

Dans les canaux de verre, papillons bleus volètent, partie verdoyante, sainteté reluisante dans la bouche des roses sans épines. Le sang est sur la terre et sur la cloche de terre asphyxiant le Temps. La ville, métropole des idées, fourmilière existentielle, s'élève en chefs d'oeuvre de termites, terre cuite d'un mensonge éhonté. Quand l'aurore aura chanté trois fois, l'angélus sous un ciel de tonnerre aussi blanc que le fer. Une note de musique, un laisser aller de semelle. Une langue qui s'égorge et étrangle l'air dans le sein même d'une gorge, c'est pour le moins
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La Haine.

L

La Haine.

La colère lui étouffait les mots dans la gorge. Elle était si révoltée qu'elle n'arrivait plus à prononcer quoi que ce fût, ni à respirer correctement. Ses traits, crispés, montraient des sourcils froncés à l'extrême, pliant le front originellement calme et plat comme un lac, et des lèvres pincées, si fort, qu'on ne pouvait pas s'étonner de les voir saigner. Le corps tremblant, elle restait prostrée là, au coin de son lit, serrant l'oreiller le plus fort possible contre son coeur, probablement pour ne pas exploser. Sa rage était presque palpable, l'entou
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Atelier de mes souvenirs Élaboré comme un bouquet Enlace en toi tes joies, tes rires Ô mon Ciel mes vibrants plaisirs Tes pleurs et tes antans damnés Secrets liés par une cire Comme une lettre de cachet   Gardent sourires et soupirs Ô mon âme trois fois martyre Que n'ai-je su te protéger Voile blanche comme un navire Emporte avec toi les années Puisqu'il nous faut vivre et mourir Ô linceul blanc, mon avenir Ma vie avec toi enterrée Enlève en souvenirs épiques Cette compagnie atypique Équipe vive et sympathique De mon esprit trop apathique Créateur de l'amour uni
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Mon amant est parti, je suis prête à mourir. L'amour propre agonise et l'honneur est tué, Mais connais ma raison: elle sera, à l'avenir, Plus forte et intraitable qu'elle n'a jamais été. J'ai le coeur qui soupire, encore tout plein de flamme, Tandis que la passion a déserté son âme. Je l'ai déçu et bien vite lassé de moi Il m'a quitté ce jour, en me laissant sans toit. Et moi, je veux souffrir ? Et faire pardonner Une faute incommise. J'en viens à regretter Ce que j'aurais pu faire et que je n'ai pas fait. Je m'en vais, coeur vaillant, défendre mon bourreau,
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Dans la folie du corps

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Dans la folie du corps

Je n'arrive plus à compter le nombre de fois où j'ai eu ce sentiment d'être prisonnière à l'intérieur de mon propre corps, enfermée. Le plus dur, c'est de parler de ce qui n'existe pas. De ce qui ne peut pas se dire, parce que ce n'est pas réel, que ce n'est pas attesté dans le concret. La honte. La douleur. Le désespoir. Comme un vide immense au fond de soi. Comment mettre des mots sur l'immatériel ? Sur ce qui ne sort jamais de soi ? Comment exprimer correctement, avec le mot juste, l'horreur de la chose ? La haine. La haine de soi. La haine du corps. Le sentiment de
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Artemisia fixait la toile, le cœur battant. Elle pouvait sentir la sueur couler le long de son front, déjà moite. Il faisait, semblait-il, une chaleur étouffante. L'atelier sentait la poussière et l'huile. Elle réfléchissait. Du haut de ses dix-sept ans, c'était déjà une belle jeune fille, à la peau blanche, aux cheveux d'un noir épais et superbe, bien bâtie, une femme forte. Et pourtant, face à sa toile, elle perdait tout ses moyens. C'était son premier tableau. Son père, Orazio, elle l'avait déjà aidé, assisté, observé. Mais là
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Dans les canaux de verre, papillons bleus volètent, partie verdoyante, sainteté reluisante dans la bouche des roses sans épines. Le sang est sur la terre et sur la cloche de terre asphyxiant le Temps. La ville, métropole des idées, fourmilière existentielle, s'élève en chefs d'oeuvre de termites, terre cuite d'un mensonge éhonté. Quand l'aurore aura chanté trois fois, l'angélus sous un ciel de tonnerre aussi blanc que le fer. Une note de musique, un laisser aller de semelle. Une langue qui s'égorge et étrangle l'air dans le sein même d'une gorge, c'est pour le moins
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La Haine.

La colère lui étouffait les mots dans la gorge. Elle était si révoltée qu'elle n'arrivait plus à prononcer quoi que ce fût, ni à respirer correctement. Ses traits, crispés, montraient des sourcils froncés à l'extrême, pliant le front originellement calme et plat comme un lac, et des lèvres pincées, si fort, qu'on ne pouvait pas s'étonner de les voir saigner. Le corps tremblant, elle restait prostrée là, au coin de son lit, serrant l'oreiller le plus fort possible contre son coeur, probablement pour ne pas exploser. Sa rage était presque palpable, l'entou
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Spotlight

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Artist // Literature
  • France
  • Deviant for 12 years
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Llama: Llamas are awesome! (4)
My Bio
Favourite genre of music: Metal, Classics and old rock (1960-1990).
Favourite photographer: Chema Madoz and Titouan Lamazou.
Favourite style of art: Nature Morte, Vanités, Baroque.

Favourite Visual Artist
Dali
Favourite Movies
V pour Vendetta, Sleepy Hollow.
Favourite Bands / Musical Artists
Sonata Arctica, Syd Barrett.
Favourite Writers
Charles Baudelaire, Zola, Balzac.
Favourite Games
Age Of Empires
Other Interests
Poésie, Art, Death.

I'm back

I'm back

For how long ? I don't know. Published two texts and rediscovered others. Feeling great.
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Remarque (Erich Maria)

Remarque (Erich Maria)

Ce qui est génial avec une page DA que personne ne vient voir, c'est que l'on peut écrire absolument ce que l'on veut, sans craindre la critique, sans craindre les remarques et les voyeurs. Vale.
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Une obsession.

Une obsession.

C'est cela, je suis obsédée par elle, par cette femme, par cette histoire. Il faut que je prenne le temps de le mettre enfin par écrit. Vous avez remarqué que nos oeuvres paraissent toujours moins bonnes à travers nos yeux qu'à travers le regard des autres ?
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Comments 3

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forZs-bloodProfessional Traditional Artist
try skies of arkadia jeje
Thank you for fav and watch ;)
MonsterSLUTHobbyist General Artist
Thanks for the :+fav: Xx