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Mission Catholique Notre-Dame-de-Guadeloupe

By Lapointe56
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Mission Catholique Notre-Dame-de-Guadeloupe


2020, rue de Bordeaux, Montréal, Québec, H2K 4N9, Canada

(English text following)

Avec son portail majestueux qui domine le paysage de l’entrée nord du pont Jacques-Cartier, l’église Sainte-Marguerite-Marie-Alacoque (aujourd’hui désignée sous le vocable de Notre-Dame-de-Guadeloupe), sise sur la rue Ontario Est, prétend au titre de centième clocher de Montréal. Cette prérogative lui est redevable car elle se trouve à être le centième lieu de culte catholique ouvert au public (en incluant les chapelles et les églises conventuelles) sur le territoire de cette ville. Donc il ne s’agit pas de la centième paroisse de Montréal mais plutôt du centième temple catholique romain de cette cité.

La fondation de la paroisse remonte à 1922. À cette époque, la paroisse Sacré-Coeur-de-Jésus (la paroisse-mère) vient de perdre son église suite à un incendie. Depuis quelques temps, les autorités religieuses songeaient à démembrer la paroisse Sacré-Coeur surtout dans le secteur nord-est (près de l’avenue De Lorimier) car la population avait plus que doublé depuis une vingtaine d’années. Ayant vent des rumeurs de création d’une nouvelle paroisse dans leur quartier, les habitants de ce secteur n’étaient pas intéressés à contribuer au financement de la reconstruction de l’église Sacré-Coeur. Ils préféraient plutôt investir dans leur propre église, celle qui desservira la nouvelle paroisse, la leur. Après les requêtes d’usage et leurs enquêtes et ce, malgré l’opposition e certaines personnes qui ne voyaient pas la nécessité de créer une seconde église et d’en assumer les coûts pendant une longue période (répartition légale et emprunts), la paroisse Sainte-Marguerite-Marie-Alacocque sera érigée canoniquement le 22 février 1923.

Détachée entièrement de la paroisse Sacré-Coeur-de-Jésus, son territoire est circonscrit vers la nord-est par le centre de l’avenue de Lorimier; vers le sud-est par le centre de la rue Logan, vers le Sud-Ouest par le centre de la rue Papineau et vers le nord-ouest par le centre de la rue Sherbrooke. La nouvelle paroisse est placée sous le patronnage de Sainte Marguerite-Marie-Alacoque non seulement à cause de sa récente canonisation comme l’évoque Hormisdas Magnan dans son dictionnaire des paroisses du Québec, mais parce que cette dernière est un détachement de la paroisse Sacré-Coeur-de-Jésus dont l’église est toute proche. N’oublions pas que c’est grâce à sainte Marguerite-Marie que fut popularisée la dévotion au divin coeur de Jésus. C’est effectivement à elle que le Christ dévoila, lors d’apparition, "...ce coeur qui a tant aimé les hommes..."

Ou bien que les architectes Viau et Venne sont trop occupés par d’autres projets tels que la construction de la nouvelle maison-mère des soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie à Outremont, ne pouvant prendre d’autres engagements? Ou encore comme nous le retrouvons dans l’étude d’Isabelle Gournay sur l’architecte Cormier et l’Université de Montréal, il est possible que la réputation d’Ernest Cormier comme architecte-ingénieur spécialisé dans les infrastructures de béton soit un élément déterminant pour la Fabrique qui souhaite bâtir un édifice durable et ignifuge tel que suggéré par l’archidiocèse? Voilà autant de question qui nous amènent à réfléchir sur le sujet. Quoi qu’il en soit, la paroisse signe une convention sous seing privé avec les architectes Cormier et Doucet leur accordant la tâche de dresser les plans et devis du presbytère et de l’église Sainte-Marguerite-Marie et d’assumer la gérance des travaux et l’attribution des contrats.

À cause de quelques délais dûs à l’achat des terrains, le financement du projet et la construction du presbytère, les travaux de l’église ne débutèrent qu’en avril 1924. L’entreprise fut confiée à al firme Aimé et Damien Boileau qui ont la charge de tout faire ou presque. Au mois d’août 1924, les fondations du nouveau temple sont terminées. Le 24 août, on procède à la bénédiction de la première pierre en présence de plusieurs membres du clergé et de dignitaires. Les travaux vont rondement tant et si bien que le gros oeuvre (la charpente de béton, le murs et le toit) est presque terminé à la fin de l’année mise à part la façade.

Toutefois, on apporte quelques changements au projet initial. Par crainte de ne pas avoir assez d’argent pour compléter le projet et ne voulant pas augmenter le poids de la dette de la paroisse, le conseil de Fabrique reporte à plus tard l’édification du campanile qui doit donner façade sur la rue Bordeaux et l’achat du Carillon. En lieu et place, on complète la construction de la tour par une couverture en gravois avec ouverture et abat-son faits selon les plans des architectes. Malheureusement, il est difficile pour nous de décrire avec exactitude l’aspect de ce campanile. Toutefois, nous pouvonsimaginer son apparence en observant celui de l’église Saint-Ambroise à Montréal dont les plans furent conçus par Cormier en même temps que ceux de l’église Sainte-Marguerite-Marie. Il en sera de même pour les portes de la façade et celles de la tour du campanile qui doivent être fabriquées en cuivre. À cause de leur coût prohibitif, on décide de les faire en bois de chêne selon les plans prévus pour les portes en cuivre.

Les travaux de finition de l’intérieur de l’église se poursuivent au cours de l’année 1925-1926. Initialement, le projet des architectures ne prévoit pas l’implantation d’un décor fastueux. Hormis la colonnade qui ponctue les murs de la nef et du choeur, son entablement paré d’inscription et un plafond composé de larges caissons et d’un puit de lumière qui éclaire le cul-de-four du sanctuaire, les architectes se limitent à finir l’intérieur au strict minimum avec des enduits de ciment clair roulé pour les murs et les lambris tandis que la colonnade et le plafond seront faits en plâtre. Toutefois, le conseil de Fabrique et le curé trouvent ce décor quelque peu austère. Comme on a abandonné la construction du campanile et que l'on a apporté certaines modifications, ces derniers ordonnent aux architectes et aux entrepreneurs de faire des enduits en plâtre peint au lieu du ciment pour les murs, de parer les fûts des colonnes et les lambris des murs de la nef en scagliola (faux-marbre), de dorer les chapiteaux des colonnes et les moulures des caissons du plafond, de recouvrir les parquets de la nef et du choeur de terrazzo et de faire confectionner les tombeaux des autels latéraux et du maître-autel ainsi que deux ambons en marbre. Pour leur part, les bancs et les confessionnaux faits de bois teinté et verni sont sobres et épurés. Commandés à l'insu de Cormier à un entrepreneur qu'il n'a pas approuvé, ces meubles ne respectent pas les devis et plans des architectes. D'ailleurs, Cormier fait savoir son mécontentement au conseil de Fabrique dans une lettre datée du 23 janvier 1925. Depuis 1958, de nouveaux bancs et de nouveaux confessionnaux prennent place dans l'église. Ce mobilier ainsi que la table de communion ont été commandés à la Maison Casavant Frères de Saint-Hyacinthe, célèbre pour sa facture d’orgue. Pour complétre l'intérieur de cette église, la Fabrique va acquérir, à la fin de l'année 1925, un orgue à traction électro-pneumatique de deux claviers comprennant une dizaine de jeux, fabriqué par la compagnie maskoutaine "Les Orgues canadiennes". En 1926, on érige le chemin de la Croix et des garnitures d'autels (chandeliers et crucifix) de bronze doré, achetées à la maison Leroux de Paris, viendront parer les trois tombeaux. Léglise fut inaugurée le dimanche 13 décembre 1925.

En 1948, à l'occasion du vingt-cinquième anniversaire de fondation de la paroisse, la Fabrique va doter le maître-autel d'un tableau patronymique, oeuvre de l'artiste montréalais Charles Chabauty.

Comme plusieurs temples conçus à cette époque sur le territoire montréalais, l’église Sainte-Marguerite-Marie est empreinte des préceptes stylistiques prônés par l’École des Beaux-Arts de Paris, une institution où Ernest Cormier ira parfaire sa formation en architecture dont il sortira diplômé en 1914. Le style dit des "Beaux-Arts" est avant tout une façon de faire qui traite l’architecture du bâtiment dans son ensemble, en rapport avec la fonction de celui-ci, de son rôle dans la société et dans l’environnement où il s’installe. Pour illustrer ce concept, l’architecte utilise des formes qui comportent des éléments illustrant la grandeur, la puissance, la noblesse et la majesté comme nous pouvons le retrouver dans les styles anciens tels que le roman, le gothique, et tous les styles découlant du classicisme (la renaissance, le baroque, etc.).

Dans le cadre de l’église Saintre-Marie-Marguerite, les architectes Cormier et Doucet utilisent des éléments du style néo-classique dans son traitement architectural. Ces derniers, et en particulier Cormier, rejettent l’exubérance du néo-baroque ou du romano-bysantin adopté par ses confrères dansla construction d’édifices religieux, et préfèrent de beaucoup la simplicité des formes. Selon Isabelle Gournay, ce goût pour la sobriété que Cormier veut apporter dans l’art de construire une église (il va appliquer les mêmes règles dans la conception des plans et devis de l’église Saint-Ambroise de Montréal) il le puise dans l’admiration qu’il a eue lors d’un voyage en Italie du Nord pour les églises pré-romanes. Nous pouvons constater cet état dans le traitement des longs plans du pans du temple. Ces derniers consistent en un jeu d’arcade en plein cintre dans lequel on retrouve la fenestration et dont la toile de fond (le mur lui-même) repose sur l'ordonnance de la maçonnerie de brique, interrompu aux points forts (soit la base du mur et le début de l'arcade) par des bandeaux de pierre de taille lisse. De plus, Cormier va conférer à la façade de Sainte-Marguerite-Marie une allure monumentale qui est visible de loin et ce, même si ce temple n'a pas de recul c'est-à-dire ni de parterre, ni de parvis pour la mettre à son avantage. Cette façon de faire, nous la retrouvons dans ses grandes réalisations telles que l'annexe du palais de justice de Montréal. Dans le cas de Sainte-Marguerite-Marie, il marie à la fois la sobriété du style roman que nous retrouvons sur les côtés du bâtiment et au sommet de cette devanture, avec la richesse que dégagent les six colonnes aux chapitaux corinthiens et les arcs en plein cintre qui les surmontent, symbolisant l'importance du portail dans une église. Il traite l'ensemble comme si il agissait d'un arc de triomphe voulant par là montrer la gloire de l'Église. D'ailleurs, comme nous l'indique Isabelle Gournay, nous pouvons attribuer cette manière de faire à Cormier car il possède un bon nombre d'études de façades de ce genre (de style néo-classique ou italianisant) en plus des dessins d'exécution dans les archives personnelles de l'architecte.

Si nous poursuivons notre analyse du décor intérieur de l'église Sainte-Marguerite-Marie, nous pouvons constater que Cormier va encore plus loin en appliquant des règles prônées par l'École des Beaux-Arts. L'utilisation de matériaux nobles tels que le marbre, le bronze, les bois précieux, s'inscrit dans les concepts de cette façon de traiter l'architecture. Son but est de servir à illustrer le rôle que le bâtiment a joué dans son environnement en le traduisant par la richesse de la matière utilisée. À l'église Sainte-Marguerite-Marie, la paroisse n'a pas les ressources financières pour se permettre un pareil luxe et utilise alors des subterfuges pour satisfaire aux exigences. Ainsi l'emploi du scagliola dans la fabrication des colonnes et des lambris donnera le même effet que l'on attend du marbre, soit d'illustrer la puissance et la grandeur de l'Église. En dépit des formes d'architecture que nous retrouvons dans ce décor, telles que ces chapiteaux corinthiens et ce plafond plat cloisonné par une forte mouluration qui en délimite les caissons, nous sommes à même de constater que Cormier conserve la même ligne de conduite quant à l'aspect stylistique de cet intérieur et qui prévaut tout autant pour l'extérieur, celui de la sobriété. Cette simplicité se traduit par l'emploi de ces éléments architectoniques qui, malgré leur apparence quelque peu exubérante, voire même baroque, démontrent une rigueur et une sagesse que leur apportent leur ordonnance et leur symétrie. C'est en jouant sur cette perception que Cormier confère à ce décor toute l'intensité nécessaire pour souligner sa fonction.

L'église Sainte-Marguerite-Marie est un témoin de cette époque où l'Église québécoise se voulait triomphante qui, s'appuyant sur le fait que la population est en pleine croissance, amenait les gens à se doter de temple pouvant contenir tout le monde sous un même toit. Comme plusieurs églises construites à cette période, elle illustre à la fois la puissance et la grandeur du clergé mais aussi la fierté de ses habitants qui, avec leur salaire de misère, ont édifié une cathédrale dont la magnjficence de l'architecture démontre à la fois son utilisation et son rôle dans la société.

De nos jours, la baisse de la pratique religieuse et le dépeuplement des centres urbains causé par le phénomène de la banlieue, nous amènent à nous interroger sur le sort que l'on réserve à ces "cathédrales de quartier" que sont les églises de nos grandes villes. L'église Sainte-Marguerite-Marie en est un parfait exemple, elle dont la paroisse fut fermée en 1991 à cause du vaccum de sa population et de son appauvrissement. Dans certains cas comme l'église Sainte-Catherine-d'Alexandrie, l'une de ses voisines, elles passent sous le pic des démolisseurs afin de laisser la place pour la construction de logements ou de bureaux quand ce n'est pas pour convertir le site en un lieu de stationnement. Dans d'autres cas, on les convertit en condominium ou en bibliothèque ce qui, à première vue, paraît une solution intelligente de conservation; mais il y a des expériences qui nous ont laissé de jolies coquilles vides ponctuant le paysage urbain et qui n'ont aucun sens.

Sources : Wikipedia - [link]

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With its majestic portal which dominates the landscape of the north entrance of the Jacques Cartier Bridge, the Church of Sainte-Marguerite-Marie-Alacoque, (now known under the name of Notre-Dame-de-Guadeloupe), located on the Ontario Street East, claims under one hundredth of Montreal belfry. This prerogative is liable because it happens to be the hundredth Catholic place of worship open to the public (including chapels and monastic churches) in the territory of this city. So it's not the one hundredth parish of Montreal but one hundredth of a Roman Catholic church of this city.

The foundation of the parish in 1922. At that time, the parish, Sacré-Coeur-de-Jésus (the mother parish) just lost his church after a fire. For some time, the religious authorities were considering dismember Sacré-Coeur parish especially in the north-east (near De Lorimier) because the population had more than doubled over the past twenty years. Having heard the rumor to create a new parish in their neighborhood, residents of this area were not interested to help finance the reconstruction of the Sacré-Coeur church. They preferred instead to invest in their own church, one that will serve the new parish, theirs. After requests for investigations and their use, despite opposition from some people who did not see the need to create a second church and pay for it for a long period (legal distribution and loans), the parish Sainte-Marguerite-Marie-Alacocque be canonically February 22, 1923.

Completely detached from the parish, Sacré-Coeur-de-Jésus, its territory is bounded to the northeast through the center of the Lorimier Avenue, south-east through the center of Logan Street, south-west through the center of Papineau Street and north-west through the center of Sherbrooke Street. The new parish is under the patronage of Sainte Marguerite-Marie-Alacoque, not only because of his recent canonization as evoked Hormisdas Magnan in his dictionary of the parishes of Quebec, but because it is a detachment of the parish Sacré-Coeur-de-Jésus whose church is nearby. Remember that it is thanks to Sainte Marguerite-Marie that was popularized devotion to the Divine Heart of Jesus. This is actually to her that Christ revealed, at onset, "..the heart that has loved men so much ..."

Or else that the architects Viau and Venne are too busy with other projects such as construction of the new headquarters of the "Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie" in Outremont, unable to take other commitments? Or as we find in the Isabelle Gournay study of the architect Cormier and the University of Montreal, it is possible that a reputation of Ernest Cormier as an architect-engineer specializing in concrete infrastructure is a key factor for Factory who wants to build a sustainable and fireproof building as suggested by the Archdiocese? These are all questions that lead us to think about the topic. Anyway, the parish signed an agreement under private seal with architects Cormier and Doucet giving them the task of drawing up the plans and specifications of the rectory and the church of Sainte-Marguerite-Marie and assume stewardship of work and the awarding of contracts.

Because of some delays due to land acquisition, project financing and construction of the rectory, the work of the church did not begin until April 1924. The enterprise was entrusted to the firm "Aimé et Damien Boileau" who are responsible for almost everything. In August 1924, the foundations of the new temple is completed. On August 24, we proceed with the blessing of the cornerstone in the presence of several clergymen and dignitaries. Work run smoothly so much so that the main structure (the structure of concrete, the walls and roof) is nearing completion at the end of the year apart from the facade.

However, we made ​​some changes to the original project. For fear of not having enough money to complete the project and not wanting to increase the debt burden of the parish, the factory council will defer building of the campanile which must give street frontage and Bordeaux the purchase of Carillon. Instead, we complete the construction of the tower by a cover opening with rubble and louver made​according to the plans of architects. Unfortunately, it is difficult for us to accurately describe the appearance of this bell. However, we can imagine its appearance by observing that of the Church of Saint-Ambroise in Montreal whose plans were designed by Cormier along with those of the Church of Sainte-Marguerite-Marie. It will be the same for the front doors and those of the bell tower to be constructed of copper. Because of their prohibitive cost, we chose to do any oak according to plan for the copper doors.

The finishing of the interior of the church continued during the years 1925-1926. Initially, the proposed architecture does not provide for the implementation of a sumptuous setting. Apart from the colonnade, which punctuates the walls of the nave and choir, its entablature adorned with registration and a coffered ceiling with large and a skylight that illuminates the "cul-de-four" of the sanctuary, the architects are limited to finish the interior to a minimum with cement render rolled to clear the walls and the ceiling while the colonnade and the ceiling will be made of plaster. However, the factory council and the priest found the decor somewhat austere. Since we have abandoned the construction of the tower and we made some changes, they ordered the architects and contractors to make plaster painted plaster instead of cement for the walls to ward off the shafts of the columns and paneling walls of the nave in scagliola (faux marble), to gild the capitals of columns and moldings coffered ceiling, cover the floors of the nave and choir with terrazzo and to make the side altars and tombs of the altar and two marble ambos. For their part, the pews and confessionals made of wood stained and varnished are pure understated. Ordered without the knowledge of Cormier in a contractor that has not approved, the furniture does not meet the specifications and plans of the architects. Indeed, Cormier indicated his displeasure to the factory council in a letter dated January 23, 1925. Since 1958, new benches and new confessionals take place in the church. This furniture and communion table were ordered to the House Casavant Frères of St. Hyacinthe, famous for its organ building. To complete the interior of this church, the factory will acquire, at the end of 1925, an organ with electro-pneumatic two keypads that include an ten sets, manufactured by the Maskoutain company "Les Orgues canadiennes". In 1926, erected the Stations of the Cross and altar fittings (candlesticks and crucifix) of gilt bronze, purchased at "Maison Leroux" of Paris, will adorn the three tombs. The church was inaugurated Sunday, December 13, 1925.

In 1948, during the twenty-fifth anniversary of the parish, the factory will build the altar of an array patronymic, work by Montreal artist Charles Chabauty.

Like many temples designed at that time in the Montreal area, the church of Sainte-Marguerite-Marie is stylistic imprint of the precepts advocated by the Ecole des Beaux-Arts in Paris, an institution where Ernest Cormier will complete his training in architecture which he released graduated in 1914. The style known as the "Beaux-Arts" is above all a way of dealing with the building's architecture as a whole, in relation to the function of it, its role in society and the environment where it moved. To illustrate this concept, the architect uses forms that include elements illustrating the greatness, power, nobility and majesty as we can find in the older styles such as Romanesque, Gothic, and all styles from the classical (renaissance, Baroque, etc..).

In the context of the church Sainte-Marguerite-Marie, architects Cormier and Doucet use elements of the neo-classical in its architectural treatment. The latter, in particular Cormier, reject the neo-Baroque exuberance or Romano-Byzantine adopted by his colleagues in the construction of religious buildings, and much prefer the simplicity of form. According to Isabelle Gournay, this taste for sobriety that Cormier wants to bring in the art of building a church (it will apply the same rules in the design plans and specifications of the church of Saint-Ambroise in Montreal) he draws on the admiration he had while traveling in northern Italy for pre-Romanesque churches. We can see this condition in the treatment of long shots of parts of the temple. The latter consist of a set of arcades in which we find that the windows and the background (the wall itself) based on the order of the brick masonry, interrupted the strengths (or the base of the wall and the beginning of the arch) by bands of stone smooth. In addition, Cormier will give the facade of SSainte-Marguerite-Marie a monumental appearance that is visible from afar, even if the temple does not decline that is to say neither lawn, nor forecourt to put it to his advantage. This approach, we find it in his great achievements such as the Annex to the Montreal courthouse. In the case of Sainte-Marguerite-Marie, it combines both the simplicity of the Romanesque style that we find on the sides of the building and at the top of the front, with the wealth that is generated by six Corinthian columns with capitals and arches arched above them, symbolizing the importance of the portal in a church. It treats the whole as if it was a triumphal arch wishing thereby to show the glory of the Church. Moreover, as we said Isabelle Gournay, we can attribute to this way of Cormier because it has a number of studies of this kind of facades (neo-classical or Italianate) in addition to drawings performance in the personal archives of the architect.

If we continue our analysis of the interior of the church of Sainte-Marguerite-Marie, we can see that Cormier goes even further by applying rules advocated by the "École des Beaux-Arts". The use of noble materials such as marble, bronze, precious woods, falls within the concepts of how to deal with this architecture. Its purpose is to serve to illustrate the role the building played in its environment by translating the richness of the material used. At the Church of Sainte-Marguerite-Marie, the parish does not have the financial resources to afford such a luxury and then uses subterfuge to meet the requirements. And employment in the manufacturing of scagliola columns and paneling give the same effect as expected from the marble, is to illustrate the power and greatness of the Church. Despite the architectural forms that we find in this setting, such as the Corinthian and the flat ceiling enclosed by strong moldings which delimits the boxes, we are able to see Cormier keeps the same course of conduct regarding the stylistic aspect of the interior and prevailing as much for the outside, that of sobriety. This simplicity is reflected in the use of these architectural elements which, despite their somewhat exuberant, even baroque, show rigor and wisdom they receive from their order and symmetry. It's playing on this perception that Cormier gives this scene all the intensity needed to emphasize its function.

The Church of Sainte-Marguerite-Marie is a witness to a time when the Quebec Church wanted to being triumphant, relying on the fact that the population is growing, led people to build a temple that can contain all the world under one roof. Like many churches built in this period, it illustrates both the power and grandeur of the clergy but also the pride of its inhabitants, with their pittance, have built a cathedral whose magnjficence architecture demonstrates both its use and role in society.

Today, the decline of religious practice and the depopulation of urban centers caused by the phenomenon of the suburbs, we raise questions about the fate that is subject to these "cathedrals neighborhood" that are the churches of our cities. The Church of Sainte-Marguerite-Marie is a perfect example, it whose parish was closed in 1991 because of the vaccum of its population and its loss. In some cases like the church of Sainte-Catherine-d'Alexandrie, one of her neighbors, they pass under the wrecker's ball to make way for housing construction or office when it is not to convert the site into a parking place. In other cases, they are converted to a condominium or library which, at first glance seems an intelligent solution for storage, but there are experiences that have left us pretty empty shells dotting the urban landscape and who have no sense.

Sources : Wikipedia - [link]

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Embrymandre's avatar
C'est une belle place, bien entretenue, le cadrage est sympa :)
Lapointe56's avatar
Normalement cette place est pleine de SDF ;)
GiardQatar's avatar
Excellent photo des lieux ... j'aime bien la prise de vue
Lapointe56's avatar
Merci, les fontaines sont dans un parc de l'autre côté de la rue...
GiardQatar's avatar
Bienvenue ... beau travail encore une fois
GiardQatar's avatar
Excellent travail encore une fois ....avec un touche émotionnelle a la fin ...
Beau week-end
Lapointe56's avatar
Merci, j'espèere que certains urbanistes liront ceci ... ;)
GiardQatar's avatar
Bienvenue ... et pour les urbanistes ... une prière est a prévoir :)
anonymous's avatar
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