Group Info Group Founded 10 Years ago 325 Members
23,304 Pageviews264 Watchers

Gallery Folders

Featured
CRITIQUES
POESIE CLASSIQUE
Le pauvre homme et l'enfant by pierro-studio
POESIE EN VERS LIBRES
La lamentation des Collines Grises (FR)Sous la lumière primordiale, les elfes resplendissaient,Comme les gouttes de pluie, comme la rosée sur les champs.Au commencement des temps, les humains se pavanaient,Portant des gantelets de cuir rouge et des boucliers d’argent. Mais tous ces humains furent maudits, hommes et femmes,Pour avoir gravement offensé Yassa, déesse de la nuit,En noyant leur chef dans la mare de son jardin,Elle les condamna donc à vivre dans la crainte des ténèbres. Incapables de vivre longtemps dans la nature sauvage,Ils choisirent de construire des villes pour éviter le chaos,Ils vivaient rassemblés, essayant de juguler le crime,Ils se cachaient la nuit, craignant la lune au-dessus d’eux. Ils savaient tous que les elfes vivaient dans la félicité,Dans les bois alentours, ou au pied des collines,Et quelques hommes maudits vinrent à eux, sans honte,Pour proposer des alliances, des terres et des affaires alléchantes. Au lieu de refuser, comme les hommes s’y attendaient,Les elfes furent honorés de commercer avec ces humains,Et pendant une courte époque, hommes et elfes furent amis,Entre les deux peuples, c’était comme une romance. Shelmis des Collines Grises, roi de toutes les colonies elfiques,Se maria à Kaelina, la plus brave des femmes de ces temps,Fiers, heureux et vigoureux, portant des vêtements de soie,Leur glorieuse destinée fut racontée sur bien des pages. Ils vécurent dans le bonheur, les vieux tourments oubliés,Ils étaient puissants et ils aimaient conquérir,Mais lorsqu’ils moururent, leurs grands projets achevés,Les elfes et les humains se déchirèrent dans l’épreuve du deuil. Les fils jumeaux de Shelmis et de Kaelina la tempête,Se battirent chacun pour le trône, mourant tous les deux,Le cœur des hommes était rongé par la jalousie, tel un ver affamé,Et dans le cœur des elfes, grandissaient la haine et la colère. Le peuple était divisé, tous les soldats prêts à combattre,Les hommes étaient dirigés par Dorica, petite-fille de Kaelina,Tandis que les elfes suivaient Vinnian, archiprêtre de l’aube,Les sang-mêlés commencèrent à fuir les Collines Grises. Dorica gagna la guerre mais elle ne parvint pas à prendre la cité,La forteresse était toujours aux mains des elfes,Elle captura Vinnian mais il fut aisément remplacé,Par Weldayn l’audacieux, qu’il fut impossible d’abattre. Elfes et humains combattirent férocement pendant trois siècles,Dirigés par les descendants de Dorica et Weldayn, Mais aucun camp ne fut capable de vaincre ses ennemis,Beaucoup de magnifiques forêts furent brûlées en vain. Ce fut une ère guerrière, un temps pour le règne des âmes mauvaises,Les métis furent rejetés, comme de vieux quignons de pain,Parmi ces bannis, une étrange dame était souveraine,Quand elle parlait, de la fumée se répandait autour de sa tête. Elle était réputée être une sorcière et une combattante farouche,Son regard était presque insoutenable, son sourire maléfique,On l’appelait Narr Zincali, ou « la morsure de la nuit »,Ses yeux étaient froids mais sa voix étonnamment apaisante. Elle leva une armée de mercenaires impitoyables,Elle convoitait les trésors de la cité des Collines Grises,Shelmis et Kaelina étaient ses véritables ancêtres,Elle avait hâte de laisser s’exprimer sa férocité. Peu avant l’été, elle attaqua, alors que la lune était rouge,Ses troupes marchaient silencieusement dans la campagne endormie,Une fumée noire se répandait depuis des kilomètres,Qui affaiblissait les ennemis, leur volonté et leur bravoure. Devant les remparts des Collines Grises,Elle menait l’avant-garde de son armée,Elle était pleine de fureur, parcourue de frissons,Les trompettes et les tambours de guerre résonnaient lourdement.Cinq jours et cinq nuits, ils s’étripèrent,Mais la citadelle sur la plus haute colline tenait bon,La mort avait gagné, aucun survivant n’osait rire,Pas même la redoutable sorcière, d’humeur massacrante. Le visage de Narr était couvert du sang de ses ennemis,Elle était fatiguée mais son côté vicieux était réveillé,Une flamme brillait dans son regard, comme le jour nouveau se levait,Tandis qu’elle faisait face au capitaine des havres elfiques. Elle était sur le point de l’abattre d’un coup brutal,Mais soudain elle ressentit une vive et terrible douleur,Une longue flèche s’était plantée dans son flanc gauche,Elle tomba à genoux et fut obligée de se rendre. Son armée capitula, elle fut faite prisonnière,Humiliée et blessée, elle pleura dans sa cellule,Mais Ashan le roi elfique s’en ému et il la soigna,Il ne réalisait pas qu’il venait de tomber sous son charme.Chaque fois qu’il lui parlait il se sentait captivé,Sa volonté n’était pas faible mais il était prévisible,Elle le connaissait et savait à quel point il était fasciné,Elle nourrissait ses désirs à chaque syllabe.Ashan partageait toutes ses visions de gloire,Obsédé par sa nature courageuse et insatiable,Il devint avide de plaisir, de conquête et de luxe,Il envisageait pour son peuple un futur radieux.Mais lorsqu’il annonça à ses conseillers et ministres,Qu’il voulait libérer et épouser Narr Zincali,Tous protestèrent vivement, “Vous seriez le roi des traîtres”Lança l’archiprêtre de la lune argentée avec défiance.En entendant cela, le roi Ashan devint fou de rage,Il s’imagina que tous complotaient contre lui,Il frappa violemment l’archiprêtre au visage,Et tenta de tous les tuer dans sa fureur sanguinaire.Quatre d’entre eux succombèrent sous les coups de dague d’Ashan,Les autres furent arrêtés et exécutés en public,Un mois plus tard, lui et Narr se mariaient dans la soie,La puissance d’Ashan renforcé par son influence maléfique.Elle détenait le pouvoir, ce vieux royaume était à elle,Pour la première fois, un vrai sourire illumina son visage,Sa fureur avait disparu telle une malédiction qui s’achève,Narr la reine impitoyable venait de découvrir le réconfort.Aucun pays n’était à l’abri de leur soif de domination,Ils régnaient sur les quatre continents de Shennûn Veh,Ils fondèrent l’Empire Gris, une grande nation métissée,Où chaque citoyen, homme ou elfe, avait son rôle à jouer.Vingt ans durant, ils firent grandir leur civilisation,Repoussant les limites de leur influence, pour la gloire,Et tous les rois humains vivaient dans leur ombre,Souffrant de leur vassalité, consumés par la jalousie.Narr avait un contrôle évident sur la vie de son mari,Mais elle n’envisageait plus de se venger de lui,Elle l’aimait réellement et était fière d’être sa femme,Ses sentiments intenses comme les couleurs du couchant.Elle donna naissance d’abord à un garçon puis à une fille,Tous les deux splendides avec leurs cheveux blond vénitien,Drehan portait un diamant et Lottil une perle de nacre,Dans le palais des Collines Grises, ils pouvaient jouer partout.Mais un hiver alors que le vent soufflait fort,Une rumeur se répandit dans les quartiers de la ville basse,La grande peste était là entre les murs, fauchant les âmes,Personne n’était à l’abri du châtiment des dieux !Affronter la mort terrifiait l’archiprêtre de la lune argentée,Toutes les prières, les armes et les sorts étaient inutiles,La lumière dorée du jour était voilée par une brume nauséabonde,Toute la cour se terrait à l'intérieur de la grande forteresse.Les gens de la citadelle survécurent à la maladie,Grâce aux pouvoirs de guérison de la fille de Narr,Dans la ville basse elle vint secourir de nombreuses familles,Sa bonté était une lueur d’espoir au beau milieu de l'enfer.Dans les autres royaumes, la folie et la paranoïa régnaient,Corrompant aussi bien les plus sages que les plus faibles,Trop peu d’hommes purent résister à l’appel de la folie,Tentés tels des seigneurs assoiffés devant les meilleurs vins.Pour les ennemis de l’Empire ou même leurs vassaux frustrés,Ce fléau était une malédiction causée par la vile impératrice,Un pacte secret fut conclu entre les anciens rivaux,À la nuit tombée, quatre assassins s’infiltrèrent dans le palais des Collines Grises.Ils devaient tuer les gardes des appartements royaux,Dans la confusion causée par leurs attaques, certains réussirent,Ashan fut sévèrement touché, son âme était à l’agonie,Drehan baignait dans son sang et Narr perdit connaissance.Quand Lottil sortit de sa cachette sous son lit,Son frère était mourant mais elle fut assez prompte,Pour éviter la dague de l’homme qui visait sa tête,Elle concentra sa magie noire pour lui déchirer les entrailles.Elle était si effrayée qu’elle le découpa en morceaux,Outrepassant les limites de ses pouvoirs magiques,Elle se pencha sur Drehan, couvrant ses joues de baisers,Mais la vie quittait son corps, il ne pouvait plus réagir.Alors elle pleura et lui retira son collier orné d’un diamant,Elle imprégna la pierre de quelques gouttes de son sang,Elle y enferma son âme et elle l’embrassa une dernière fois,Elle se sentait extenuée, le silence régnait dans la demeure.Quand elle se réveilla, sa mère lui souriait,Mais ses yeux étaient emplis de larmes, elle ne pouvait pas parler,Elles passèrent beaucoup de temps à partager leur perte ensemble,Ashan était aux mains des guérisseurs mais il était très faible.Elles implorèrent les dieux pendant un an mais il mourut,Narr était à présent la seule dirigeante de tout l’Empire,Elle pleurait au fond d’elle mais elle continuait de montrer la voie,Lottil grandissait, aussi ravissante et mortelle qu’un vampire.Les traîtres ne furent pas faciles à dénicher, en plein deuil,Mais Narr avait un don de la fumée noire, elle pouvait parler,Aux âmes sans repos, qui erraient dans les limbes,Coincés comme des proies dans les serres du faucon.Les esprits des assassins lui révélèrent l’accord des rebelles,Narr se sentait lasse mais elle voulait prendre sa revanche,Sa fille jura qu’elle leur infligerait un châtiment mérité,Il était sans doute temps de laisser Lottil relever ce défi.Se dirigeant vers l’ouest avec sa garde d’élite personnelle,Lottil apparaissait magnifique et terrifiante à la fois,Sur son diadème brillait un éclat de pierre sanguine,Son cœur cramoisi palpitait d’une lueur sauvage.Chaque jour sur la route était une partie de cache-cache,Alors qu’elle se rapprochait du cœur des terres ennemies,Elle avait le désir de tuer, d’abuser de sa magie noire,De laisser la noirceur effacer ses peurs et ses doutes.Dans la capitale occidentale, elle se mit en quête d’alliés,Corrompant une partie du clergé de l’Étoile Flamboyante,Des capitaines, des généraux et des espions talentueux,Elle les menait à grand pas sur la voie de la guerre civile.La rébellion n’était pas assez forte pour l’emporter,Mais dans chaque quartier les gardes durent se battre,Laissant le champ libre à Lottil, qui s’infiltra sans souci,Et atteignit facilement les salles du Château du Régent.À l’aube, réunis sous leurs tentes dans les clairières,Un millier d’hommes attendait le discours de leur roi,Mais sur son lit de camp gisaient les têtes de ses enfants,Avec ce simple message disant : “Bon deuil à vous !”Une moisson détestable terrifiait tous les seigneurs,De nombreuses têtes tombaient, faisant trembler les rois,L’Empire Gris poussait la guerre à ses limites,Lottil combattait sans relâche, sa colère n’avait pas de fin.Mais un jour sur le champ de bataille, elle tomba inconsciente,Ses lieutenants l’emportèrent loin des combats,Elle se réveilla sans aucune force, elle se sentait nauséeuse,Les voix des morts résonnaient dans la nuit noire.Deux jours entiers elle endura leurs cris abominables,Elle pouvait presque sentir leur présence autour d’elle,Elle était engluée dans les marais des cauchemars,Personne ne la voyait sombrer dans l’eau boueuse.Elle frôlait la mort quand Narr vint à son secours,Elle l’appela à travers l’épais voile des ténèbres,Lottil entendit sa voix mais elle était tétanisée,Elle sentait des mains froides la tirer vers les profondeurs.Narr voyait le visage de sa fille devenir si pâle,La pierre rougeoyante sur sa couronne scintillait,Et Narr comprit pourquoi sa fille semblait si frêle,Elle lui retira le diadème, Lottil cessa de suffoquer.Elle ordonna à ses gardes de lui apporter un marteau,Et elle brisa le joyau cramoisi d’un coup sec,Tous entendirent alors un cri affreux et virent une créature,Une âme damnée retombant aussitôt en cendres dans sa fosse infernale.Quand le silence s’étendit à nouveau sur le camp,Lottil s’éveilla, stupéfaite d’être encore en vie,Son esprit était serein, elle n’était plus dans les marais,Mais l’âme de Drehan avait bien failli s’emparer d’elle.“Pardonne-moi ma fille, je te pensais plus en sécurité,Protégé par l’âme de ton frère mais j’avais tellement tort,Il s’est nourri de ta magie noire et de ta colère,Il a corrompu ton âme, sa volonté était trop puissante.”“Mère, tu m’as sauvée, répondit Lottil très émue,J’ai été aveuglée comme toi, je pensais qu’il vivrait éternellement,Même enfermé au cœur d’une gemme, j’espérais que mon pouvoir,Pourrait me ramener un jour, mon frère tant aimé.”Narr serra Lottil contre elle comme elle ne l’avait jamais fait,C’était si bon de la sentir respirer pleinement à nouveau,À côté d’elles, un capitaine pleurait à chaudes larmes,Les compagnons d’armes de Lottil, eux, dansaient sous la pluie.Après leur retour au cœur de la capitale impériale,Lottil stoppa sa croisade meurtrière contre les traîtres,Elle voulait se racheter de ses mauvaises actions,Elle devint une prêtresse de la déesse de la Paix.Narr était fatiguée du pouvoir politique, cela lui pesait,Alors elle décida de fonder le Grand Conseil des Six,Deux humains, deux elfes et deux métis,Élus par les citoyens pour gouverner trois cent semaines.Narr fut la dernière impératrice de l’Empire Gris,Lottil changea et devint la femme la plus pieuse sur terre,Elle supplia chaque souverain de lui pardonner ses meurtres,Mais peu d’entre eux voulurent croire en sa renaissance.Quand Narr Zincali mourut, l’Empire Gris s’effondra,Mais une partie survécut grâce au nouveau conseil,Les Collines Grises restèrent un havre de tolérance,Les vieux bardes chantèrent la lamentation de Narr et de Lottil.Sous les lumières mourantes, les derniers elfes sont toujours beaux,Comme des gouttes de sang ruisselant sur des boucliers dorés,En cet ère crépusculaire, tous les humains ne sont pas riches,Mais ils vivent en paix parmi les vertes prairies de leurs ancêtres. Fabien CLÉROUX10 Avril 2021
HISTOIRES COURTES - ESSAIS
Gaz X-Tra by ClaytoneCarpe
Extrait 7 de T.O. by ClaytoneCarpe
Richard et son lapinLa maisonnée allait connaître un matin fort triste. Sitôt qu’il fut réveillé, Richard quitta son lit. Il se précipita vers le panier de Martin, son mignon petit lapin. Pendant plusieurs années, l’adorable boule de peluche blanche avait sautillé joyeusement et s’était laissé caresser pour le bonheur de son humain et du reste de sa famille. Mais dernièrement, Martin était devenu moins énergique; sa santé avait décliné. En ce matin, Richard constata ce qu’il redoutait depuis plusieurs jours déjà: son toutou aux longues oreilles n’allait plus jamais se réveiller ni sautiller dans la maison. Martin était mort.Richard ne manqua pas de soutien ni de consolation. Son frère Mathieu pleura à chaudes larmes avec lui. Leurs parents le bercèrent pendant des heures pour soulager sa peine. À l’école du village, Richard bénéficia d’une solidarité exemplaire de la part de ses camarades de classe. Pourtant, il demeurait triste. Malgré les jours qui passaient, Richard pleurait encore son lapin.Un jour, par la fenêtre de sa maison, le garçon aperçut un autre lapin blanc. Il était touffu et mignon; il ressemblait parfaitement à Martin. Richard sortit donc en courant et l’appela: «Martin! Viens ici, Martin!» Le lapin prit la fuite. Il se rua dans un buisson pour échapper à son poursuivant. Richard le chercha sous les feuilles, mais ne le vit pas. Le lapin avait disparu.Richard trouva par contre une balle qu’il avait perdue en jouant. Il la prit, se releva et l’observa, curieux. Il était stupéfait que ce lapin venait de le mener à son jouet égaré. Il regarda autour. Le lapin était parti. Richard croyait encore qu’il s’agissait de Martin, son animal adoré. Il conclut donc que l’esprit de Martin s’était présenté à lui avec l’objectif de le mener à sa balle. Martin avait envoyé un signe à Richard pour l’aider.Ce dernier rentra dans la maison encore plus rapidement qu’il en était sorti. Il courut vers sa mère pour lui annoncer ce qui venait d’arriver.- Maman! l’appela Richard. Martin m’a aidé à trouver ma balle.La mention du lapin la surprit d’abord. Puis, elle vit la balle que son fils lui montrait.- Où est-ce que tu l’as trouvée?- Elle était sous le buisson près de la maison. C’est Martin qui l’a trouvée.- Mais, Richard, Martin est mort.- Mais il est revenu! J’ai vu un lapin blanc, et quand je suis sorti, il a couru sous le buisson pour me montrer où était ma balle. C’était Martin. Je l’ai reconnu!La mère de Richard n’y croyait pas. Cependant, son fils était tout heureux du retour supposé de son lapin. Craignant de le blesser avec une dure vérité, elle hésitait à le contredire.- Martin est mort, Richard, lâcha Mathieu. Il ne peut pas revenir.Le visage de Richard, un instant plus tôt illuminé, se noircit de tristesse. Sa mère devait réagir avant qu’il pleure.- Attends-moi un moment, Richard. Je vais parler à ton frère.La mère de Richard et de Mathieu amena ce dernier dans une autre pièce.- Mathieu, Richard a beaucoup de peine depuis qu’il a perdu son lapin.- Mais son lapin n’est pas revenu. C’est impossible.- Je sais que tu es très rationnel, mais dans la vie, il y a aussi des émotions. Tu dois tenir compte de la peine de ton frère.- Donc, je dois faire comme si Martin était ressuscité?- Je te demande juste d’être moins catégorique pour ne pas blesser Richard le temps que son chagrin passe. Tu peux exprimer un doute, mais sans carrément dire que Martin n’est pas revenu. À la place, tu peux dire à ton frère: «Je ne crois pas que Martin soit revenu, mais tu peux le croire si ça te rend heureux». D’accord?- D’accord, dit Mathieu avec déception.C’est exactement ce que maman dit à Richard: elle ne croyait pas que l’esprit de Martin s’était manifesté, mais elle lui permettait de le croire. Suite à cet encouragement, Richard fut davantage convaincu du retour de son lapin.Au prochain jour d’école, Richard profita de la récréation pour rapporter l’évènement à ses amis. La manifestation de Martin était incroyable, mais l’esprit d’enfant des autres élèves était encore à l’âge de l’émerveillement. Ils étaient donc réceptifs à la version des faits de Richard. De plus, plusieurs d’entre eux avaient connu Martin, car Richard le leur avait montré, et ils lui étaient attachés. Bien que ses camarades de classe n’étaient pas persuadés du retour de Martin, ils avaient envie d’y croire. Puis, Richard invoqua comme preuve la balle qu’il avait récupérée.- C’est clair que le lapin qui m’a amené à ma balle voulait m’aider, donc c’était Martin. Si ça avait été n’importe quel lapin, il aurait pas eu de raison de m’aider.- Moi, je pense que c’était un lapin quelconque, dit Mathieu. Il t’a amené à ta balle par hasard.- Non. C’était vraiment Martin. Il était identique à lui, donc c’était lui.- Tous les lapins se ressemblent, rétorqua Mathieu. Il y a pas de preuves que c’était Martin.- Toi, t’as pas de preuves.- Ce que je dis a plus de sens. Un esprit qui revient d’entre les morts, c’est pas possible.- Mais t’as pas de preuves, fit remarquer Richard à son frère.- Toi non plus!- Le lapin a trouvé ma balle! C’est une preuve que c’est Martin.- Tu peux pas savoir si le lapin voulait t’aider.- Oui, je le sais. J’ai senti que Martin voulait m’amener à ma balle. Je l’ai ressenti dans mon cœur!Que dire ensuite? Mathieu avait bien réfléchi au sujet de Martin, mais on ne peut pas contredire des déclarations invérifiables fondées sur une perception ou un sentiment. Richard avait conduit le débat sur un terrain où son frère était désavantagé: Mathieu ne savait pas répliquer à un adversaire qui argumente avec ses émotions. Sitôt que Richard eut érigé son cœur en mesure infaillible de la réalité, Mathieu commença à penser à une façon d’expliquer qu’on ne pouvait pas s’y fier. Il n’en eut pas le temps, car une autre élève prit la parole.- Moi, je pense que Martin est revenu.- Pourquoi? demanda Mathieu.- Parce que je l’aimais. C’est plate qu’il est mort.- C’est pas parce qu’on veut une chose qu’on l’a, dit Mathieu.On répondit à Mathieu qu’il était trop rationnel. Il devait faire de la place aux émotions. Tous ses camarades s’obstinaient à croire au retour de Martin. Donc, Mathieu finit par abandonner. Appliquant à contrecœur la recommandation de sa mère, il les laissa croire ce qu’ils voulaient.Pendant les jours suivants, les camarades de Richard le questionnèrent au sujet de Martin pour savoir s’il pouvait leur rendre service comme lorsqu’il l’avait mené à sa balle. Les uns voulaient que le lapin trouve des objets perdus. Certains demandèrent s’il pouvait faire le beau temps pour leur permettre de jouer dehors. D’autres souhaitaient que Martin les rende meilleurs au ballon ou à la tague. Richard leur répondit que son lapin possédait des pouvoirs et qu’il était capable de faire ces choses. Mais pour que Martin les aide, ses amis devaient croire très fort à son retour et l’aimer beaucoup. L’esprit du lapin pouvait se manifester et entendre les paroles qu’on lui adressait. Si on était gentil avec lui, il allait être gentil aussi.Les amis de Richard dirent donc leurs souhaits dans le vide, imaginant qu’ils parlaient à Martin. Certains retrouvèrent un objet, d’autres, non. Certains eurent le beau temps pour jouer quand ils le voulurent, d’autres, non. Certains se sentirent plus habiles au ballon ou plus rapides à la tague, d’autres, non. Les insatisfaits se plaignirent à Richard. Pourquoi Martin ne les avait-il pas aidés? Ils commençaient à douter de son retour. Richard annonça donc que le lapin lui avait parlé. Martin lui avait rapporté qu’il avait des raisons d’intervenir ou non, des raisons que lui seul connaissait. Il n’exauçait pas certaines demandes quand il jugeait qu’à long terme, cela serait mieux. Richard ajouta que certains de ses camarades de classe n’aimaient pas assez Martin et ne croyaient pas assez fort en lui. Donc, le lapin les avait ignorés parce qu’ils l’avaient mérité. Ils étaient les seuls responsables de leur insatisfaction.Les premiers examens de l’année scolaire approchaient. Les élèves n’eurent plus qu’une requête pour Martin: qu’il leur fasse obtenir de bonnes notes. Ils demandèrent à Richard s’ils se montraient assez dignes de la faveur du lapin. Le garçon leur prescrivit des activités destinées à honorer son animal de compagnie comme le dessiner et lui écrire des textes en prose ou en vers. Les camarades de classe de Richard étaient sous l’emprise du culte de Martin. Richard décida d’en bénéficier personnellement. Il dit aux autres élèves que Martin allait les aider encore plus s’ils lui donnaient une partie de leur dîner chaque jour. Cela leur déplaisait, mais ils voulaient réussir les examens et voulaient encore plus mériter l’amour du lapin. Alors, plusieurs élèves choisirent de donner à Richard un peu de leur nourriture.Hypatie, l’enseignante du village, avait d’abord pensé que cette histoire de lapin n’était qu’un jeu des enfants qui allait passer. Le culte de Martin n’était pas près de faire son temps toutefois, et Hypatie découvrit que Richard abusait de la crédulité des autres enfants. Elle devait intervenir. Un matin, donc, Hypatie retarda son cours pour discuter de la croyance de ses élèves.- Depuis quelque temps, plusieurs d’entre vous parlent du retour du lapin mort d’un de vos camarades de classe. Ils croient que ce lapin peut se manifester et influencer notre environnement. En levant la main, dites-moi si vous y croyez.Immédiatement, une grande majorité des élèves leva la main. Ceux qui ne le firent pas reçurent de leurs pairs croyants un regard lourd de jugement. L’opprobre qu’ils ressentirent les incita à imiter la masse. Ainsi, toute la classe finit par lever la main à l’exception de Mathieu, le frère de l’humain préféré du lapin.- Baissez la main, dit Hypatie, consternée. Richard, je pense que c’est toi qui as fait croire au retour de ton lapin.- C’est vrai; Martin est revenu de l’au-delà.- Qu’est-ce qui te fait penser ça?Richard raconta comment un lapin identique à Martin lui avait montré où trouver sa balle perdue. Richard prétendit savoir que ce lapin était Martin parce qu’il l’avait senti dans son cœur. Il expliqua aussi à l’enseignante que Martin avait exaucé les vœux de ses camarades de classe, ce qui prouvait sa présence parmi les vivants.Hypatie questionna ses élèves pour savoir quels souhaits le lapin avait satisfaits. Dans tous les cas, il s’agissait de choses qui se produisent par elles-mêmes ou d’impressions: des enfants avaient retrouvé un jouet égaré; un avait guéri d’un rhume; certains s'estimaient meilleurs à un jeu de la cour d’école… Tous ceux qui répondirent affirmèrent qu’ils avaient senti la présence ou le soutien de Martin. Hypatie demanda si des souhaits n’avaient pas été exaucés. Dans l’immédiat, personne ne se prononça, mais un élève leva la main au bout d’un moment. L’enseignante lui donna la parole.- Moi, j’ai demandé à Martin de m’aider dans mes devoirs de mathématiques, mais il ne m’a pas aidé à m’améliorer.- Selon toi, pourquoi est-ce qu’il ne t’a pas aidé?- Parce que je ne l’ai pas assez aimé. Si on veut se faire aider par Martin, on doit croire très fort en lui, et je n’ai pas assez cru en lui.Hypatie fut très mécontente de cet aveu honteux. Elle ne pouvait pas tolérer que ses élèves s’accusent de fautes imaginaires.- Tout ce qui vous fait croire au retour de Martin, dit-elle, c’est vos sentiments et vos impressions. Richard a senti que le lapin qu’il aimait était encore avec lui, et vous avez senti qu’il était là pour vous aussi. Moi, par contre, je n’ai pas senti sa présence; je n’ai aucune raison de croire que Martin est revenu. Pour m’en convaincre, vous devriez utiliser des arguments réfutables, c’est-à-dire des arguments qu’on peut confronter à la réalité pour vérifier s’ils sont vrais. Vos sentiments envers Martin et vos impressions de lui ne peuvent pas être vérifiés. Par exemple, si vous sentez qu’il vous aide à faire vos devoirs, je ne peux pas confronter votre sentiment à la réalité pour savoir si Martin vous influence pendant que vous travaillez. Si on vous dit que vous n’aimez pas assez Martin pour mériter son aide, je ne peux pas quantifier votre amour envers lui pour le comparer à la quantité qu’il exige. Même si on suppose que son esprit est parmi nous, je ne peux pas vérifier s’il exige de l’amour de votre part. Je ne peux pas non plus vérifier s’il est présent. Vous non plus, d’ailleurs, vous ne pouvez pas vérifier si ce que vous ressentez correspond à la réalité. Par conséquent, rien de ce que vous m’avez dit ne prouve le retour de Martin.Richard leva alors la main.- Oui, Richard.- Vous dites qu’on ne peut pas prouver que Martin est revenu, mais vous ne pouvez pas prouver que Martin n’est pas revenu.- Qu’est-ce que tu en conclus?- Qu’on doit admettre qu’il est peut-être revenu.- Si vous entendiez un bruit de sabots, demanda Hypatie à la classe, à quel animal penseriez-vous? À un cheval ou à un zèbre?- À un cheval, répondirent tous les élèves.- Les zèbres ne vivent pas ici. Donc, la supposition que le bruit de sabots vient d’un cheval est beaucoup plus vraisemblable. Si on pense plutôt que c’est un zèbre qu’on entend, on doit faire d’autres suppositions pour expliquer sa présence, par exemple qu’il vient d’un zoo ou d’un cirque, ce dont il n’y a pas ici. L’hypothèse que l’animal qu’on entend est un zèbre est donc beaucoup moins fondée sur la réalité, alors on déduit que c’est un cheval. Dans cet exemple, j’ai appliqué le principe de simplicité. C’est une règle de raisonnement qui préconise l’explication impliquant le moins de suppositions possible. Je vais l’appliquer aux évènements que vous attribuez à Martin. Quelqu’un pense qu’il a guéri d’un rhume grâce au pouvoir du lapin, mais nous savons qu’on peut en guérir naturellement. Donc, on peut penser raisonnablement que la guérison était naturelle. Si, au contraire, on pense que Martin a guéri le rhume, on doit faire des suppositions sans fondement: qu’un lapin peut revenir d’entre les morts, qu’il peut supprimer les virus et qu’il comprend vos demandes quand vous lui parlez. Par conséquent, on doit retenir la guérison naturelle comme explication; l’autre est trop farfelue. Le même raisonnement s’applique à l’aide aux devoirs: pour que Martin vous aide, il faut en plus qu’il comprenne la matière des cours et qu’il puisse influencer vos pensées pour vous amener aux bonnes réponses. Encore une fois, il faut éliminer cette idée parce qu’elle repose sur des suppositions irréalistes. En conclusion, Martin n’est pas revenu et il ne vous a pas aidés.À nouveau, Richard leva la main. Hypatie lui donna la parole.- Si on entend des sabots, c’est plus probable qu’il y ait un cheval, mais il y a une petite possibilité que ce soit un zèbre.- C’est une possibilité très petite, fit remarquer l’enseignante. Elle est négligeable, ce qui signifie qu’on n’a pas à la considérer.- Il y a une possibilité que Martin soit revenu, et il faut la considérer. Vous avez pas de preuves qu’il est pas revenu.- C’est comme la possibilité que les fées existent. Même s’il n’y a pas de preuves qu’elles n’existent pas, on ne se dit pas qu’elles existent peut-être.- J’ai eu beaucoup de peine quand Martin est mort, dit Richard en se donnant un air triste. J’ai besoin de croire qu’il est encore avec moi.- Ta peine ne change pas la réalité, et tu n’as pas besoin de croire au retour de Martin. Tu es capable de vivre ton deuil de façon mature.- Mais j’ai le droit de croire! Et qu’est-ce que ça fait, si je crois que Martin est revenu?- Ça fait que tu vivras dans le mensonge plutôt que dans la vérité. Si on vit dans le mensonge, on est vulnérable aux personnes qui exploitent la crédulité des autres comme tu l’as fait.- Moi? demanda Richard. J’ai exploité les autres?- Tu as dit à tes camarades de classe que Martin les aiderait pendant les examens s’ils te donnaient de leur nourriture. Tu leur as menti et tu as profité d’eux.- Non! Martin va vraiment nous aider si nous croyons en lui.- Une seule chose vous aidera à réussir les examens: bien étudier, dit Hypatie à la classe. Donner votre dîner pour rien, dessiner Martin et écrire des textes sur lui n’auront aucune influence sur vos notes. En fait, ça vous fait perdre du temps que vous pourriez utiliser pour mieux comprendre la matière. Si j’apprends qu’un élève profite encore de la crédulité d’un autre, il y aura des conséquences parce que plus tard, ce n’est pas un peu de nourriture que vous perdrez, c’est l’argent dont vous aurez besoin pour vivre ou d’autres choses importantes.L’enseignante conclut ainsi la discussion et commença son cours.Richard se sentit humilié. Hypatie avait attaqué sa foi en Martin, et il n’avait pas réussi à défendre sa crédibilité. Ses amis se mirent à douter du lapin. Ils questionnèrent Richard sur lui, inquiet qu’il ne soit en réalité jamais revenu. Cela rendit le garçon beaucoup plus assertif dans ses réponses, voire agressif. Essentiellement, il réutilisa ses arguments non réfutables et son affection envers Martin pour démontrer son retour. Quand ses pairs lui demandèrent si le lapin allait réellement les aider à réussir les examens, il répondit que c’était certain s’ils croyaient en lui et leur rappela les choses que Martin avait supposément faites pour eux. Ils devaient être reconnaissants et continuer de croire en lui.De son côté, Mathieu se fit discret. Ses camarades de classe ne s’étaient pas montrés réceptifs à son opinion jusque-là, et il ne partageait pas l’aptitude de son frère à prendre la parole. Toutefois, il arriva que d’autres élèves l’interrogent aussi au sujet du lapin. À ces occasions, Mathieu reprit la comparaison de son enseignante: croire à Martin est aussi absurde que croire aux fées. Il ajouta que lui se fiait à son étude pour réussir les examens. Il ne tenta pas de prouver quoi que ce soit aux autres: après les examens, selon lui, ceux qui comptaient sur Martin pour avoir de bonnes notes allaient échouer, ce qui allait leur donner tort.Vint le jour du premier examen. La performance des élèves fut très variée. Il va de soi que ceux qui avaient moins étudié et avaient préféré dépendre du secours de Martin sentaient qu’ils allaient recevoir une mauvaise note. À l’inverse, Mathieu était confiant: il ne doutait pas que son résultat allait être tout à fait satisfaisant.Pendant la récréation qui suivit l’examen, les croyants de Martin exigèrent à Richard des explications. Ils n’avaient pas senti la présence du lapin. Ils pensaient qu’il les avait abandonnés. Pourquoi? Ils lui avaient donné tout leur amour; ils avaient sûrement mérité son aide. Richard inventa des raisons. On ne sent pas nécessairement la présence de Martin quand il intervient. Les autres élèves avaient peut-être mieux réussi qu’ils le pensaient. Richard avait peur. Ses camarades de classe étaient de moins en moins enclins à croire au lapin. Richard ne pouvait plus simplement mettre en cause leur manque de foi. Ils n’allaient pas accepter de croire qu’ils étaient le problème. Il leur dit donc qu’ils avaient déjà fait beaucoup de choses pour Martin et que s’ils cessaient de croire maintenant, ils les auraient faites pour rien. Par contre, s’ils continuaient de lui faire confiance et de l’aimer, le lapin leur serait reconnaissant.Le deuxième examen eut lieu. Les croyants de Martin qui n’avaient pas suffisamment étudié savaient qu’ils avaient mal performé et ils en étaient mécontents. Cette fois, cependant, Richard était prêt à leur répondre. À ses camarades rassemblés dans la cour de l’école, il annonça que Martin lui avait fait une révélation: le petit animal mignon était fâché parce que Mathieu refusait de croire en lui. Pour devenir dignes de l’aide du lapin, les élèves devaient le convaincre de son retour. Ainsi, Richard mettait le blâme sur un bouc émissaire et se réfugiait derrière un argument qui, il l’espérait, allait demeurer non réfutable. Richard présumait que son frère n’allait pas croire en Martin avant la fin des examens, ce qui allait permettre aux autres de lui reprocher leur propre échec, et il n’allait y avoir aucune preuve de leur tort.Richard n’eut pas à attendre pour que Mathieu soit submergé par les exhortations des autres enfants. Ils le harcelèrent pour qu’il reconnaisse le retour du lapin, l’accusant de nuire à leur réussite. Mathieu rétorqua qu’ils étaient ridicules et qu’ils avaient échoué par leur seule faute. Il s’éloigna d’eux; ils le suivirent. Mathieu exigea qu’ils le laissent tranquille, mais en vain. Les autres élèves croyaient que son incrédulité les pénalisait et que cela leur donnait le droit de le soumettre à leur norme. Groupés autour de Mathieu, ils lui intimèrent toujours plus fort d’admettre que le lapin était revenu. Seule la fin de la récréation interrompit l’insistance des fidèles de Martin.À la fin de la journée d’école, les deux frères rentrèrent à la maison avec une animosité mutuelle. Leur mère ne tarda pas à remarquer qu’ils étaient fâchés l’un contre l’autre. Elle les fit venir pour discuter de ce qui les mettait de mauvaise humeur.- Mathieu est fâché pour rien, dit Richard.- Les autres voulaient me forcer à croire à son lapin à cause de lui!- C’est pas de ma faute!- Arrêtez! ordonna leur mère. Mathieu, qu’est-ce qui s’est passé?- Richard a dit aux autres élèves que Martin leur avait fait échouer à leurs examens parce que je crois pas en lui. Alors, les autres se sont groupés autour de moi et ont crié pour me forcer à croire.- Je leur ai jamais dit de faire ça! se défendit Richard.- Qu’est-ce que tu leur as dit précisément? demanda sa mère.- Au début, j’ai dit que Martin nous aiderait à réussir les examens si nous l’aimions et si nous croyions très fort en lui. Mais les autres ont pas tous réussi, et Martin m’a dit qu’il nous a pas aidés parce que Mathieu le déteste.C’était embarrassant pour la mère. D’un côté, elle savait que son fils entretenait des idées nuisibles; de l’autre, elle se rappelait que la perte de Martin l’avait énormément peiné et que croire à son retour avait soulagé Richard de sa tristesse.- As-tu dit aux autres élèves de se mettre contre Mathieu pour le forcer à croire à Martin?- Non.- Mais c’est ce qu’il voulait, lâcha Mathieu.- Non! J’ai rien fait de mal!- Assez! tous les deux. Richard, pour réussir les examens, il faut étudier. Tu ne peux pas te fier entièrement à ton lapin pour tout et n’importe quoi.- Je sais que Martin est avec moi. Je sens souvent sa présence, et il me parle. Il m’a dit que je vais avoir des mauvaises notes à case de Mathieu.- Arrête, Richard! cria ce dernier avec colère. Ton histoire de lapin, c’est un conte de fées niaiseux!- Mathieu! l’interpela sa mère. Qu’est-ce que je t’ai dit sur tes commentaires sur Martin?- Les autres sont méchants à cause de lui! Parce qu’ils croient à son lapin!- Qu’est-ce que tu en sais? Est-ce que tu l’as entendu dire aux autres d’être méchants avec toi?- Il a dit que c’est de ma faute qu’ils ont des mauvaises notes.- Je vais en parler à Richard, mais il n’est pas nécessairement responsable.- Il a mis les autres contre moi.- Même si c’est vrai, tu dois respecter ce que ton frère et les autres croient. Richard a eu beaucoup de peine quand Martin est mort, et tu lui fais de la peine quand tu l’insultes!- Lui, il me respecte pas!- Et tu penses que tu vas tout régler en l’insultant?- Je veux juste me défendre!- Tu t’es pas défendu; tu l’as attaqué! Excuse-toi à ton frère.- C’est à lui de s’excuser!- D’après ce que j’ai vu, c’est toi qui as manqué de respect. Excuse-toi!- Non!- Va dans ta chambre!Jusque-là, Mathieu s’était efforcé de rester fort contre le sentiment d’injustice qui le rongeait. Il avait résisté à la peine qui le gagnait, mais elle était devenue trop grande. En allant dans sa chambre, Mathieu pleura bruyamment à cause des cris de ses camarades de classe, de ceux de sa mère et de l’inconsidération de cette dernière. Elle n’avait d’attention que pour la sensibilité démesurée de Richard.Hypatie convoqua les parents de ses élèves à une rencontre à l’école. Elle les informa que leurs enfants, pour la plupart, avaient obtenu des résultats terribles aux deux examens. D’emblée, elle leur en dit la cause: ils n’avaient pas étudié parce qu’ils croyaient que l’esprit d’un lapin allait les aider à réussir et ils avaient gaspillé leur temps à l’honorer pour mériter ses faveurs. Hypatie déclara la solution qu’elle estimait être la seule appropriée: il fallait empêcher les enfants de croire à Martin.Sa recommandation drastique choqua les parents. Ils savaient combien la croyance en Martin était chère à leurs enfants. Ils objectèrent à Hypatie que ses élèves avaient besoin du soutien du lapin, car il les faisait se sentir bien et les rassurait. Les parents reconnaissaient qu’il y avait eu des dérives, mais la foi en Martin n’était pas mauvaise en elle-même. Il suffisait de la modérer. Hypatie fit valoir que les enfants se vautraient dans un mensonge, mais cela ne dérangeait pas les parents. Ils considéraient que cette fantaisie était normale à leur âge.L’enseignante et les parents trouvèrent un terrain d’entente. Hypatie allait tolérer la foi en Martin, mais les parents allaient faire comprendre à leurs enfants que leur croyance ne les autorisait pas à enfreindre les règles de l’école ni à éviter d’étudier. De plus, Richard dut s’adresser à tous ses camarades de classe pour leur dire que Martin récompensait les élèves qui se comportent bien et révisent la matière des cours. Il dut dire aussi que son lapin souhaitait que tous les enfants s’entendent bien et soient gentils les uns envers les autres même s’ils ne croient pas tous en lui. À ces conditions, Richard put continuer de prêcher au sujet de Martin. Les parents eurent ainsi tout ce qu’ils voulaient: que leurs enfants ne se chicanent pas et reviennent chez eux avec un bon bulletin.
Extrait 4 de T.O. by ClaytoneCarpe
CITATIONS celebres ou personnelles
Extrait 6 de T.O. by ClaytoneCarpe
Extrait 5 de T.O. by ClaytoneCarpe
Extrait 3 de T.O. by ClaytoneCarpe
Extrait de LA RESERVE by ClaytoneCarpe
ANTHOLOGIE DU GROUPE
AUTEURS CELEBRES
Le jardin des fees de Lulu by Mokolat-Illustr
Faolan sang-mele T.1 - full cover by Mokolat-Illustr
Kakira et Hermes by Mokolat-Illustr
Faolan sang-mele T.1 - new cover by Mokolat-Illustr
PROSE
EXTRAIT DE T.O. by ClaytoneCarpe
Frequence FantasqueJe partage avec vous un autre de mes textes à thème donné, rédigé il y a 1 à 2 semaines.Le thème :#frequence #largementperfectibleetcaurraictible#quelquespetisclinsdoeilsadecouvrir#privatejokes#assezlonguet#participationsurpriseau1erparagraphedelachainepolarparAlice#▀▄▀▄▀▄ 45(!! 4r7 3nh4n(3d ▄▀▄▀▄▀¸,ø¤º°`°º¤ø,¸¸,ø¤º° Ŧгéợยєภςє Ŧคภtครợยє °º¤ø,¸¸,ø¤º°`°º¤ø,¸Ce soir-là, Bébert est claqué. Il n’a qu’une envie, se détendre, se changer les idées mais sans s’abrutir.Il dépose son plateau repas sur la petite table basse de son salon, certes un peu rustique, mais non moins douillet.D’un revers du poignet, il soulève la couverture rapiécée mais pleine de chaleureux souvenirs de son bon vieux fauteuil, pour s’y affaler, la mine réjouie, en expirant un long :- “AAaaahhhhhhhh….. enfin….. cette épuisante journée qui s’achève…”.D’un geste expert, il se saisit de la zapette qu’il brandit convaincu vers un petit écran avant avant avant avant dernier cri …-“ MMmmmhhhh… Aaaalooooorrrrrrs… ”Clic’Le temps de décapsuler une bonne bière bien fraîche,se couvrant de sa précieuse couverture de soirée :l’écran finit par s’allumer…- “ Bon… Quel canal de fréquence vais-je bien pouvoir regarder ce soir ?! … “Deux savates valsent. Les deux pieds harassés s’y trouvant ainsi libérés décollent à nouveau du sol pour venir se percher avec la grâce d’un pantin rigide sur un pouf quelque peu poussiéreux …- ”Voyons une fréquence au hasard…”`•.¸¸.•´´¯`••._.• vιε & ρнιℓσ, ℓα cнαîηε ∂ε ℓα sαgεssε •._.••`¯´´•.¸¸.•`La vie…C’est un peu comme un oiseau…Un oiseau que l’on tiendrait dans sa main…A trop le serrer, on risque vite de l’étouffer,Et si a contrario en ayant peur de trop le blesser,On ne le tient pas suffisamment,Il risque à tout moment de s’envoler…Telle la vie qui nous échappe à tire d’aile…._.••`¯´´•.¸¸.•`… ZAP… d’un clic de télécommande, la fréquence change et l’image tressaute…- “ Ah non, d’la philo à deux francs six sous, non merci ! ” abrégea vite Bébert sifflant une bonne moitié de sa bière…- “ MMMmmmmm… une chaîne de voyage et histoire peut-être ? Voyons... ” songe t-il...`•.¸¸.•´´¯`••._.• Planète géσgяαρнιε εт ғα∂αιsεs •._.••`¯´´•.¸¸.•`Au beau milieu de terres sur lesquelles ne poussaient que quelques rares mauvaises herbes et un seul et même genre d’arbre fin, et sinueux au feuilles frêles et écorchées, s’étendait un royaume isolé du reste du monde tant la terre aux alentours était infertile.A perte de vue, on ne voyait qu’arbres mourants, terre cendreuse, herbes folles sporadiques... Un vrai spectacle de désolation…Mais... au beau milieu de ces terres maudites, de ce frêle royaume, trônait un petit village construit sur une montagne, au sein même d’un cratère volcanique endormi.Sous la surface de ce cratère dormait un lac dont l’eau était d’une pureté quasi divine.Cette eau permit à sa découverte miraculeuse, par ses propriétés exceptionnelles, l’épanouissement de la ville. Elle offrait à ses bénéficiaires une longévité exceptionnelle, la plupart des maux humains s’y étiolant…Cette Eau comblait la soif beaucoup plus efficacement que n’importe quel liquide.Les générations se développant, les habitations se voyaient progressivement solidifiées et affublées de nouveaux étages pour accueillir une population grandissante.Les cultures prirent de plus en plus de place dans le cratère, ne poussant pas ailleurs, afin de nourrir les habitants de plus en plus nombreux.En quelques années, le petit village devînt petite ville, puis de jour en jour, la ville grandit, jusqu’à couvrir l’ensemble du cratère. A partir de là, la place commença cruellement à manquer.Plusieurs générations humaines s’y succédèrent, se querellant sur leur légitimité, se disputant l’accès au liquide si précieux à mesure que l’eau du lac se raréfiait, à force d’abus, de vol, de commerce et d’erreurs.Discorde et jalousie maladive s’insinuèrent de plus en plus parmi les habitants d’ordinaire plutôt paisibles de cette citée tant et si bien que le roi du instaurer deux lois :- La consommation de l’Eau devait être rationnée à un demi litre par habitant, toutes utilisations comprises.- Chaque couple n’avait le droit qu’à un enfant sauf dérogation royale attribuée qu’en de rares occasions pour prévenir la surpopulation.._.••`¯´´•.¸¸.•`- “ Oh la la ! Mais c’est ti donc pas des fadaises fictives tout ça ?!! ça commence à dégénérer en plus...” décida le roi Bébert sur son trône de cuir rembourré.“Il est temps de changer de chaîne pour plus de sensualité rogntudju ! Nan mais c’est vrai hein ? “ Interrogea-t-il son reflet dans l’écran…...ZAP…(¯`·.¸¸.·´¯`·.¸¸.-> vιsισηs яσмαηтιqυεs <-.¸¸.·´¯`·.¸¸.·´¯)Deux êtres aimés et aimants s’enlacent,Luxe, calme, enivrante volupté, chaleur de deux corps et âmes unies,Complicité et intimité des deux êtres aux sentiments profonds voués l’un à l’autre.Quelques notes de piano effleurées du bout des doigts,Résonnant avec harmonie au gré de vibrantes cordes concertées,Subtile mélopée en laquelle s’enveloppe le chant d’un vent aux accents bucoliques,Le roulis des vagues s’écrasant d’un bruit rafraîchissant sur les rochers.Tous deux se promènent le long d’une haute falaise,Vent dans les cheveux soufflant, sifflant, chantant, s’immisçant,Libres de devoir d’apparence, de temps,Libres de responsabilités tierces le temps de ces précieux instants.Pieds nus, allant, ivres de hauteur, de grand air, de nature,Falaise de laquelle on plonge fendant l’eau, vivifiante,Remontant à la surface, sereins, apaisés.Nageant côte à côte, en communion avec cette nature,Rejoignant quelques récifs couverts d’algues et mousses,S’y allongeant, lit de verdure humide, côte à côte,Allongés sur le dos, observant le ciel avec grand sourire,Admirant la vue d’un ciel d’un bleu dégradé,Maculé de nuages défilants, se déformants, s’entremêlants,Un soleil entre ces nuages voyant ses rayons masqués,Déviés, changés, plaisantes luminosité irrégulière, dans l’eau se reflétant,Donnant au ciel cette apparence bleutée unique…Quelques oiseaux, planants non loin de ces côtes criant leur existence,Plusieurs poissons de-ci de-là, fondant dans leur milieu naturel.Un coffre sur une plage non loin,De bois d’acacia et cerclé de fer,Un peu vermoulu certes,A leurs côtés une bouteille à la mer,Naufragée qui s’est échoué sur cette jetée,A l’intérieur, coffre ou bouteille ?Phylactère et Parchemin,Lettre d’amour écrite avec passion et merveille d’attentions,Le plus riche des trésors pour l’heureuse personne qui la trouveraitEt partagerait ces sentiments pour son auteur.Deux amoureux sur leur lit de mousse blottis l’un contre l’autre,Si bien ensembles, existant l’un pour l’autre, humains, comme nous tous,Les yeux dans les yeux, se caressant, s’embrassant, toujours plus proches et plus sensuels.Volupté, luxe de la nature mère qui n’est là que vieDont on a tant à apprécier sans se créer de nouveaux conforts…<-.¸¸.·´¯`·.¸¸.·´¯)- “ Ouh la !! Nan mais ça suffit là à un moment donné qui faut pas aller plus loin que le bout du bouchon qui fô pas trop tirer d’ssus non plus côa !! ça devient vraiment trop fleur bleu !” Beugla Bébert renfrogné en profitant pour s’enfiler un cornichon et quelques rondelles de sauciflard à l’ail…- “ Hé ! Mais ça fait un p’tit bout de temps que j’me suis pas fait d’polar ! ““ Alors… je crois bien que c’est cette fréquence…”...ZAP…]|I{•------» ρǿŁąř Ʈ˅ - Łą ȼɦąɨɲƹ ȡƹȿ ȼąȡą˅řƹȿ ƹжǭµɨȿ «------•}I|[En Pologne, non loin d’une plage de l’adriatique, à Gdansk...Quelques heures plus tôt...L’oncle Henry vit arriver une nièce furibarde, les yeux comme fous, un rictus béant de satisfaction malsaine en lieu et place de la bouche et une bouteille de son précieux breuvage « Sans Soucis » tenu honteusement qu’elle maniait avec une inquiétante agilité. Il eut une fugitive pensée pour la belle blonde sexy de Kill Bill mais là, la scène ne se déroulait pas derrière l’écran vitré de son ordinateur. Il n’eut pas un réflexe de survie, abasourdi par l’invraisemblance de la scène, hébété par son dernier mitron de beaujolais. (son frère étant présent aussi, lui ayant apporté l'objet contendant).Aaaahhh... Mais... que fais tu ? ...Pourquoi brandis-tu cette bouteille de la sorte ?!A quoi pensez-vous ?Vous… vous n'y songez pas ? NON !!Je suis de votre famille quand même !!!!MAIS ARRÊTEZ TOUT DE SUITE !' passant vite de colère ' à désolation feinte...Non, non, pardon... pardon les enfants... c'est d'accord... Je ne voulais pas...Je m'exc... AAAH !!! use...AÏE !... Par... OUCH ! #@€&!?!*!?#€& BLAM ! CHLAC !Frère et sœur durent s'y prendre à deux pour traîner le corps de ce gros salaud d'oncle Henri jusqu'à la voiture. Pour ne pas éveiller les soupçons, ils avaient attendu la nuit tombée, craignant un voisinage trop curieux…A la faveur de l'obscurité, ils sortirent leur rutilante Caro du garage avec le poids lourd de trop d'années de souffrances insidieuses allongé sur le siège arrière…Dans le cahot d’une route trop incertaine menant à la plage, frère et soeur brisèrent le silence pour se confier…“Je ne pouvais plus le blairer… Mais de là à … .. . Kurwa ! (juron polonais)Qu’avons nous fait ?!...”«------•}I|[...-” Oh là… Faut qu’j’aille me soulager là … ” Interrompit Bébert se levant en se tenant le bas du ventre… .. . . .. … pour revenir s'asseoir à nouveau quelques minutes plus tard, croquant au passage une mauricette bien moelleuse.“ Euh … Ah zut… j’ai perdu le fil maintenant… Bon… pt’être qu’j’frais ben plutôt d’me mettre un peu de plomb dans le ciboulot plutôt !!”- ”Essayons… cette fréquence là ! “...ZAP…๑۞๑,¸¸,ø¤º°`°๑۩ ⓛⓔⓢ ⓛⓞⓘⓢ ⓓⓔ ⓛⓐ ⓟⓗⓨⓢⓘⓠⓤⓔ ๑۩ ,¸¸,ø¤º°`°๑۞๑Bienvenue dans notre nouvelle émission de physique.Aujourd’hui, le sujet est fréquence !Vous voyez cette forme sinusoïdale régulière, en vague dessinée sur ce graphe ?Qu’est ce que cela pourrait représenter selon vous ?Oui Zebulon ?Une onde ? Excellent ! Et qu’est ce qu’une onde ?Gertrude ? Que dis-tu ? un chameau ? euh… et si j’ajoute quelques bosses ?Gontrand ? Une oscillation ? Oui ! Bonne analyse !C’est un peu comme un mouvement vibratoire également.Une énergie qui pourrait être lumineuse, sonore, radio, gamma, et plus encore…Observez bien la représentation de cette onde… ne se reproduit-elle pas toujours de manière identique, même si … j’ajoute des bosses au chameau ?!Et bien… à chaque fois qu’elle recommence un cycle, une oscillation identique à la précédente, c’est une nouvelle période qui commence. Cette période, nous pouvons par exemple la mesurer grâce à cette règle dans ce cas. Voyons…. 20 cm.Tous les 20 cm, la vague revient sur le trait des ordonnées, le 0…Et la fréquence alors, quel rapport ?Et bien… plus cette période est petite… plus la vague … cette vibration... fait de nouveaux cycles rapprochés, des vibrations plus rapides en fait.On dit que sa fréquence augmente.Vous comprenez les enfants ?Et vous jeunes téléspectateurs, savez-vous comment on calcule cette fameuse fréquence ?Oui ? Pietro Dos Santos de la Vegas del Peperonni ? Comment dis tu ?L’inverse ? OUI ! Excellent, c’est bien l’inverse de la fréquence !!Dans notre cas, nous aurions pour notre onde de période 20 cm, soit 0.2 m (un cinquième de mètre) une fréquence de … ? Personne ?! Non mais c’est pas possible ça !! Vous êtes trop nuls !! Bandes d’ignares du Crétacé inférieur… doublés de sombres abrutis. Vous êtes vraiment c*ns comme la lune !!! Pauvre lune...Bref… Si nous appelons T la période et f la fréquence, on notera f=1/T soit f= 1 / 0.2 = 5 .Mais … parle-t-on de carottes ? de dentiers usagés ?Oui Greta ? De Hertz exactement !! Bravo.En physique, on dit que la fréquence est le nombre de fois qu'un phénomène périodique se reproduit par unité de temps.Ce ne sera pas toujours une onde en vague, en sinus pour ceux qui ont du pif.. ah ah !! bo bon.. ok...Observez maintenant ce diagramme des fréquences.Vous voyez sur cette échelle des ondes radio à basse fréquence aux ondes co(s?)miques ?“RRRroooonnnnnn rrrrooonnnnnnnn rrrrrooonnnnnn” Somnole Bébert passionné dans son fauteuil avachi…La prochaine fois, nous parlerons de dualité onde-corpusculaire, d’analyse de composition spectrale d’une onde sonore complexe et de la décomposition par transformée de Fourier... Je rends l’antenne !......๑۩ ,¸¸,ø¤º°`°๑۞๑“Rrrrooonnn Roommmmmpppsscchiiiiiiittttttt…”“Blom” fait la commande qui tombe de la main assoupie de Bébert..“ AH ! Euh… j’frais mieux d’aller m’coucher là…” sursaute Bébert réveillé par le bruit......ZAP… Extinction d’écran… Bébert se lève pour rejoindre sa chambre...“ça ira mieux avec une page ou deux de mon livre préféré…” baille Bébert le cherchant des yeux…“ Ah ! Le voici ! “Bébert se saisit d’un recueil d’histoires courtes dont la couverture est gravée en lettres de velours l’inscription :“ Fréquence Fantasques :histoires choisies des Fantasques du bocal,tome 4 “
La montagne du regret (FR)Il est calme et apaisé ton visage dans la lumière. Tu as ce sourire qui se joue de moi et je sens ton regard intense qui me transperce encore. Je ne peux m’approcher car il commence à disparaître au fur et à mesure que j’avance. Alors je me replonge dans la nasse des nuages tourmentés où le ciel broie du noir, là où mon antre se dresse, au sommet de la montagne du regret. Je me questionne et je me tourmente une fois de plus. Car où se sont envolées toutes ces heures admirables qui laissaient nos esprits et nos corps rassasiés ? Nul ne sait. Ce néant qu’on appelle le passé voudrait tout engloutir. Mais il en reste pourtant quelques traces, des vestiges éboulés sur la lande sauvage de mon cœur. Tous ces souvenirs me consument et me maintiennent encore éveillé. Assis sur un morceau de rocher, je laisse mon regard se perdre loin sur l’horizon qui s’assombrit. Une heure après l’autre, je laisse mon esprit vagabonder dans des paysages imaginaires. Un jour viendra, où je descendrai de ma montagne. Alors, emmitouflé dans mon manteau d’étoiles, je scintillerai à nouveau de mille feux. Tu entendras ma voix appeler dans le vent. Tu sentiras la neige fondre sur ta peau et la chaleur emplir ta poitrine. Sur le seuil tu te tiendras et mes mains se poseront sur les tiennes. En cette nuit qui doucement vient de tomber, je pense à ce voyage. J’ai l’impression que ton rire résonne à mes oreilles. Je t’imagine dans la maison tout au bout de l’allée, accolée à la forêt de bouleaux. Le jardin est encore fleuri. Tout autour, les champs frémissent sous la bise. J’humerais presque le chèvrefeuille près de la haie, tant ma vision me parait réelle. Je ne dois plus attendre. L’hiver s’avance précocement, je dois me hâter. Ce soir, j’oublie les brumes qui peuplent le haut sommet. J’ai pris ma décision. Mon regard s’attarde sur les lointaines vallées en contrebas. Je partirai demain.HydromelKing30 octobre 2020...
OE - L'OEtherium - 133 by K-Zlovetch
CHANSONS
TEXTES ICONOGRAPHIQUES
Bataclan by krukof2

Latest Favourite Artists

Favourites



FR only for now

:iconoetherium:


*La longue griffe d'ombres de la Réalité passa lentement sur l'immense échiquier vide de toutes ses pièces et un soupir de lassitude se fit entendre entre deux crissements aussi sinistres que les lamentations d'un corbeau agonisant. Ça manquait de pions... Ça manquait... de vie ! Il était grand temps de se mettre à la recherche d'un peu de nourriture spirituelle, mais désigner d'honorables marionnettes n'était jamais chose aisée. Il fallait trouver un peu de noir et un peu de blanc pour reprendre une partie intéressante. Or la plupart des âmes à disposition étaient d'une platitude affligeante, d'un gris neutre qui ne permettait aucune distraction et sur lequel le rouge n'entrait pas dans une résonance délicieusement grandiose.
La solution s'imposa alors... claire, limpide : il convenait de sonder les cauchemars pour avoir un aperçu de l'angoisse profondément logée dans le cœur de chaque être. Et nul n'était mieux renseigné là dessus que son semblable éthéré, l'Effroi...*


Qu'y a-t-il dans vos esprits torturés mes mignons ?

Révélez-nous vos afflictions, vos peines, vos terreurs, ce qui vous réveille en sueur au beau milieu de la nuit, le cœur battant à tout rompre. Ce qui vous empêche de refermer l’œil et vous hante la journée...

Le principe est simple : sans tricher (ce serait inutile, nous sommes dans votre esprit), décrivez-nous avec fièvre votre pire cauchemar ! Prenez votre plume virtuelle et essayez de nous faire saliver devant votre horreur d'un soir.
Poésie, vers libres, dialogue, prose classique ou pas, tout est accepté tant que ce n'est pas rédigé en sms, wesh (sauf si le sms est votre grande terreur). Essayez de soigner votre style et votre orthographe au maximum, loin d'être des grammar nazis, il faut avouer que c'est plus agréable de lire un texte sans fautes !


La date : Rendu le 15 août. Résultats le 17.

Soumettre votre participation : Afin que nous puissions prendre pleinement connaissance de votre misérable existence, il conviendra de tagger le groupe :deviconoetherium: et de nous envoyer un message (profil des admins, note, page de groupe) afin de proposer votre écrit !
Folder : oetherium.deviantart.com/galle…

La récompense : Deux gagnants seront désignés, l'un par l'abjecte Réalité, et l'autre par l'épouvantable Effroi.

Non content de devenir la nouvelle victime de forces abominables qui viendront se repaître de vos terreurs nocturnes et en provoquer de nouvelles jusqu'à la fin (très prochaine) de votre vie, chacun des vainqueurs sera récompensé par un dessin illustrant son écrit (mis en lien dans la description) et la gloire éternelle durant un certain laps de temps.



More Journal Entries

Recent Journal Entries

Admins

Ce groupe s'adresse à tous les écrivains de langue française. Il existe déjà quelques groupes les mettant en valeur. Malgré tout, selon moi, il n'est jamais suffisant de porter en avant cette langue et surtout ceux qui s'en servent pour qu'elle devienne un art.
Alors vous tous qui écrivez, scribouillez ou même pensez simplement grâce à ce merveilleux outil langagier, je vous invite à partager vos oeuvres en rejoignant ce groupe.

Important:

1° - J'insiste sur le fait que seules les oeuvres francophones seront acceptées. Alors si vous avez des amis, si vous êtes un ami, faites circuler ce message.
Plus nous serons nombreux, plus vous serez connus non pour la gloire mais pour vos qualités artistiques.

2° - Je ne suis pas un as du CSS donc quiconque est prêt à donner un coup de main pour le look du groupe, qu'il sache qu'il est le bienvenu.

3° - Des petites mains supplémentaires pour gérer le groupe sont aussi les bienvenues. Si vous avez un peu de temps vous pouvez vous proposer pour être co-fondateur de ce groupe littéraire. Je débute donc suis dans ce qu'on appelle la m°°°e. J'en appelle à vous qui jongler avec les techniques graphiques. Bien que l'essentiel réside dans le contenu, avouez qu'un cadeau bien habillé n'en est que plus agréable.


D'avance merci à tous ceux qui nous rejoindrons,

Arwen Gernak....Margod pour les membres !

Stamp from Silver786 for group by ArwenGernak Avatar de Misical by ArwenGernak

Founder



Co-Founders


:icontheweirds:
theweirds
:iconmildpriest:
MildPriest

Affiliates

:icondeviantartistsfr::iconjust-artists::iconphotographies-poesie::icontutoriel-fr::iconsaintecolere::icongoth-francophones::iconoetherium::iconfrancofolies::iconfrench-litterature::iconverne-moliere-club::iconourstockisyour:

Newest Members

Deviants

Visitors

You're not here because you're not logged in
  • :iconclaytonecarpe:
    ClaytoneCarpe - Members
    Visited here 1 day ago
    Did something awesome yesterday
  • :iconxirem:
    Xirem - Members
    Visited here 5 days ago
    Did something awesome 5 days ago
  • :iconmidorinokaeru:
    MidoriNoKaeru
    Visited here Apr 17, 2021, 2:43:58 PM
    Isn't a member
  • :iconhydromelking:
    HydromelKing - Members
    Visited here Apr 10, 2021, 1:53:23 AM
    Did something awesome on April 9th, 2021
  • :iconys1973:
    ys1973
    Visited here Feb 24, 2021, 4:37:08 AM
    Isn't a member

Comments


Add a Comment:
 
:icontece-cartoonist:
tece-cartoonist Featured By Owner Feb 19, 2018  Hobbyist Digital Artist
Eloh ! J'aimerais savoir si les histoires longues (mais découpées en plusieurs parties) sont tolérées sur ce groupe... J'ai vu qu'il y a une section "histoires courtes", mais pas "histoires longues". Pouvez-vous m'éclairer s'il vous plait ? Merci d'avance. :)
Reply
:iconclaytonecarpe:
ClaytoneCarpe Featured By Owner Nov 10, 2017  Professional Writer
Merci pour l’accueil ! ^^
Reply
:icontokyo-lover2:
tokyo-lover2 Featured By Owner Jun 29, 2017  Hobbyist General Artist
Pourriez vous retirer mon nom de la liste des membres. Je quitte le groupe. Merci.
Reply
(1 Reply)
:iconirina-orange:
irina-orange Featured By Owner May 6, 2017  Hobbyist Writer
Bonjour, je souhaite poster une déviation dans le dossier Fanfictions, mais celui-ci n'est pas possible d'y contribuer.

Merci d'avance de votre aide !
Reply
(2 Replies)
:icontokyo-lover2:
tokyo-lover2 Featured By Owner Apr 14, 2017  Hobbyist General Artist
pourquoi il n'y a pas de dossier fan fiction?
Reply
(1 Reply)
Add a Comment: