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Aurélie
32 Watchers16.6K Page Views80 Deviations
N
Never forget Sebastien Tellier.
De pas à pages, je pisse rouge sur un banc de souvenirs peppermint : Roche ritournelle divine. T'as bazardé ma boucle, connard, ça me brûle jusque dans l'utérus et ça coule. Tant que ça coulera, tu seras là bouleversant à peine adulte. J'ai la bossa nova à l'âme. Comme ça va devenir loin, moins qu'un rêve immobile le souvenir de ce qui ne se passera jamais gouvernera nos moindres moments. Le vide odieux de l'absence d'un adieu, comme les d sont lourds je pue l'amer. Putain d'écrire, putain d'en avoir plein le ventre, puis la bouche, puis le chiotte, putain l'amour, putain l
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B
Barbue.
Les jambes droites vers l'avenir les orteils agrippés au sol tendus impuissants; Le buste plié vers le cul la tête dans le coeur bileux à rebrousse-vie depuis 6 mois dans un mouvement putréfié : 2 pas en avant, 3 pas en arrière, un trottoir sale; A cheval sur le toit de ma mémoire, je balance. J'ai la barbe des mauvais jours, rousse, bleue, abandonnée. Ma bouche réclame les connus, souffle sous les meubles, réveille les fantômes. Je balance entre mon cancer et mon verseau, le nombril coupé en deux, les intestins brouillons, le doute, ma bite. Et ça
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M
Mes nuits d'avant.
Ah, mes nuits d'avant ! où les heures à mes soins assouplissaient de mon front les plis où les mots versaient profond pour désengorger le venin et la bile ! J'écrivais dans l'Erèbe. J'ai rencontré le jour en quittant ce royaume j'ai brûlé mes doigts à la bougie dolce. J'ai roulé en tandem, en TGV, la bouche ouverte à en avaler rail et roue puis ma sagesse s'est cognée au plafond malgré le confort jusqu'à présent suffisant des dialogues d'amitié. Alors dans mes nuits d'avant ce soir je redescends à la recherche du verbe
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D
Dilemme et dire.
Je ne sais dire que tout droit dans le mile dans le ventre des mots qui râpent qui piquent; la barbe de la franchise me pousse n'en sort que des ennuis. Dois-je conformément me taire troubler la vérité pour la rendre moins vache m'assoir sur mon faux-derche ou danser le slow des esprits confortable pour être dans les rangs courbée dans l'air du temps ? J'ignore comment arrondir l'angle mort ou fabuler pour la forme pour consoler l'oreille sur l'épaule. Je verse et déverse et renverse les vers du nez pris des non-dits non pour paraître plus hardie mais pour laver les mascarades. Q
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E
Entre soleil et cinema.
C'est le jour ! Toute tête est tournesol et soif De croquer la bohème Topaze douchant d'un miel-platine l'alentour. C'est à qui avale la lumière par les cheveux, la peau, les ongles, A qui contre-danse de la pluie ! Tous impudiques devant l'Impudique originelle dévêtue de sa monautomne robe grise. Alors toute voix fuse et forte : "Oh coquine ! Te voilà nue par le feu des projecteurs ! Ah comme tu fais monter la sève à nos esprits !" Oui je vois déjà s'écrire mille contes et mille essais, mille légendes, mille poèmes ! Sa grâce s'imprime sur les visages, sa s
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D
Doute en bise.
Au sud passé midi dessus la terre chaude bosselée brune qui de soleil s'écorche dans la bise d'août mollement glisse l'anis effeuillé défilent ou tombent les jupes t'affolent tu siffles "si l'habit frémit c'est qu'elle est chatouilleuse". Au fond passé minuit dans le milieu du ventre s'entre-étirent les cigales gonflées qui de pulses furieux grésillent refluent reprennent mais se gouttent bien retenus tu jubiles tout près du cri ! puis t'endors la bouche ouverte.
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P
Partir a point.
Au bord de l'aube et du fond de leur lit secouées d'un chagrin furieux volontaire les voix infantiles prient la camarde qu'elle donne cadavre à leur destin tragique : La jeunesse court à la mort à forts cris de révolte et saoulée de pathos. Tandis que d'autres postillonnent sous l'injure du temps laissent leur corps mollir sous le poids des autres reliefs de steak durs de regrets dont ils emboucanent l'atmosphère ou fanfare de leurs culs pontifiant au Théâtre. Et quand vient le soir, que le public les néglige ils s'accrochent aux rideaux dans un ultime craquement d'os et quand ils
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L
Le poids des choses.
Aujourd'hui le poids des choses lourdement il y a des jours comme ça Sur le canapé. Les bords salés que les chants folks trottinent s'étirent lourdement sur mes joues. C'est par la fenêtre que l'on se jette ! Et la vitre sale en pleine ! rappelant que certains jours le rose tourne au gris. On se moque bien de mon nuage. Au nez collé collant murmure le sapin qui se penche qu'une bosse ne se remarque pas à la lueur d'un sourire. Mais la douleur elle lourdement le tambour du poids des choses.
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1
L
Le vrai n'est jamais unique.
J'ai descendu mon coeur aux abdos sans rire disons plutôt à la vanité à la vérité au premier sens s'entend s'il se peut et s'il n'y a rien ça n'enlève pas cette saloperie dite douleur de monter jusqu'à la gorge soit-elle sexy ou juste épuisée de respirer si fort si sur le coup d'un soir et si c'était vrai ?
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B
Bonjour amour bien dormi.
Picture-moi dans l'espace d'avant-réveil ni trop endormie ni trop alerte le visage bouffi des agitations nocturnes, le fil de bave - pourquoi non ? reliant le là au précédent, que mon corps, en dégoutte de l'air moite comme les draps que mes jambes ont froissé et qui s'impriment comme pour se venger soit lourd du poids du jour. Peut-être une larme ou deux sans trop forcer le mélancolique puisque le sourire se confond dans la grimace quand de ta bouche tu appelles la fin de mon repos.
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Never forget Sebastien Tellier.
De pas à pages, je pisse rouge sur un banc de souvenirs peppermint : Roche ritournelle divine. T'as bazardé ma boucle, connard, ça me brûle jusque dans l'utérus et ça coule. Tant que ça coulera, tu seras là bouleversant à peine adulte. J'ai la bossa nova à l'âme. Comme ça va devenir loin, moins qu'un rêve immobile le souvenir de ce qui ne se passera jamais gouvernera nos moindres moments. Le vide odieux de l'absence d'un adieu, comme les d sont lourds je pue l'amer. Putain d'écrire, putain d'en avoir plein le ventre, puis la bouche, puis le chiotte, putain l'amour, putain l
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Barbue.
Les jambes droites vers l'avenir les orteils agrippés au sol tendus impuissants; Le buste plié vers le cul la tête dans le coeur bileux à rebrousse-vie depuis 6 mois dans un mouvement putréfié : 2 pas en avant, 3 pas en arrière, un trottoir sale; A cheval sur le toit de ma mémoire, je balance. J'ai la barbe des mauvais jours, rousse, bleue, abandonnée. Ma bouche réclame les connus, souffle sous les meubles, réveille les fantômes. Je balance entre mon cancer et mon verseau, le nombril coupé en deux, les intestins brouillons, le doute, ma bite. Et ça
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Mes nuits d'avant.
Ah, mes nuits d'avant ! où les heures à mes soins assouplissaient de mon front les plis où les mots versaient profond pour désengorger le venin et la bile ! J'écrivais dans l'Erèbe. J'ai rencontré le jour en quittant ce royaume j'ai brûlé mes doigts à la bougie dolce. J'ai roulé en tandem, en TGV, la bouche ouverte à en avaler rail et roue puis ma sagesse s'est cognée au plafond malgré le confort jusqu'à présent suffisant des dialogues d'amitié. Alors dans mes nuits d'avant ce soir je redescends à la recherche du verbe
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Dilemme et dire.
Je ne sais dire que tout droit dans le mile dans le ventre des mots qui râpent qui piquent; la barbe de la franchise me pousse n'en sort que des ennuis. Dois-je conformément me taire troubler la vérité pour la rendre moins vache m'assoir sur mon faux-derche ou danser le slow des esprits confortable pour être dans les rangs courbée dans l'air du temps ? J'ignore comment arrondir l'angle mort ou fabuler pour la forme pour consoler l'oreille sur l'épaule. Je verse et déverse et renverse les vers du nez pris des non-dits non pour paraître plus hardie mais pour laver les mascarades. Q
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Entre soleil et cinema.
C'est le jour ! Toute tête est tournesol et soif De croquer la bohème Topaze douchant d'un miel-platine l'alentour. C'est à qui avale la lumière par les cheveux, la peau, les ongles, A qui contre-danse de la pluie ! Tous impudiques devant l'Impudique originelle dévêtue de sa monautomne robe grise. Alors toute voix fuse et forte : "Oh coquine ! Te voilà nue par le feu des projecteurs ! Ah comme tu fais monter la sève à nos esprits !" Oui je vois déjà s'écrire mille contes et mille essais, mille légendes, mille poèmes ! Sa grâce s'imprime sur les visages, sa s
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Doute en bise.
Au sud passé midi dessus la terre chaude bosselée brune qui de soleil s'écorche dans la bise d'août mollement glisse l'anis effeuillé défilent ou tombent les jupes t'affolent tu siffles "si l'habit frémit c'est qu'elle est chatouilleuse". Au fond passé minuit dans le milieu du ventre s'entre-étirent les cigales gonflées qui de pulses furieux grésillent refluent reprennent mais se gouttent bien retenus tu jubiles tout près du cri ! puis t'endors la bouche ouverte.
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Partir a point.
Au bord de l'aube et du fond de leur lit secouées d'un chagrin furieux volontaire les voix infantiles prient la camarde qu'elle donne cadavre à leur destin tragique : La jeunesse court à la mort à forts cris de révolte et saoulée de pathos. Tandis que d'autres postillonnent sous l'injure du temps laissent leur corps mollir sous le poids des autres reliefs de steak durs de regrets dont ils emboucanent l'atmosphère ou fanfare de leurs culs pontifiant au Théâtre. Et quand vient le soir, que le public les néglige ils s'accrochent aux rideaux dans un ultime craquement d'os et quand ils
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Le poids des choses.
Aujourd'hui le poids des choses lourdement il y a des jours comme ça Sur le canapé. Les bords salés que les chants folks trottinent s'étirent lourdement sur mes joues. C'est par la fenêtre que l'on se jette ! Et la vitre sale en pleine ! rappelant que certains jours le rose tourne au gris. On se moque bien de mon nuage. Au nez collé collant murmure le sapin qui se penche qu'une bosse ne se remarque pas à la lueur d'un sourire. Mais la douleur elle lourdement le tambour du poids des choses.
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Le vrai n'est jamais unique.
J'ai descendu mon coeur aux abdos sans rire disons plutôt à la vanité à la vérité au premier sens s'entend s'il se peut et s'il n'y a rien ça n'enlève pas cette saloperie dite douleur de monter jusqu'à la gorge soit-elle sexy ou juste épuisée de respirer si fort si sur le coup d'un soir et si c'était vrai ?
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Bonjour amour bien dormi.
Picture-moi dans l'espace d'avant-réveil ni trop endormie ni trop alerte le visage bouffi des agitations nocturnes, le fil de bave - pourquoi non ? reliant le là au précédent, que mon corps, en dégoutte de l'air moite comme les draps que mes jambes ont froissé et qui s'impriment comme pour se venger soit lourd du poids du jour. Peut-être une larme ou deux sans trop forcer le mélancolique puisque le sourire se confond dans la grimace quand de ta bouche tu appelles la fin de mon repos.
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F
Fragments
Ici Ni nuages ni bruit et le sol est trop lisse. Je vais mentir. Qui suis-je? J'ai grandi d'un seul coup et très vite, comme une enfant qui saute et dont la tête reste accrochée, suspendue dans les airs, pour seulement s'apercevoir alors, en regardant en bas, qu'elle ne lévite pas, mais a un corps plus grand qui a poussé sous elle. Etat des lieux - Quarante et un morceaux d'un vase balancé. - Six morceaux d'une assiette écrasée sur le mur. - Onze morceaux d'un livré écharpé sans pleurer. - Trois morceaux de la table assommée d'un poing lourd. - Xanax, Tuinal, Prozac, Wisterol, par milliers. - Deux morceaux d'un seul nous, désespoir distendu
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L
L'art de la fuite
Je croche mes envies d’une dyade au carré, aux braises qui voltigent je sens mon sang se serrer, pressé de rencontrer la hâte enfumée. Le drôle infini comme suspens du moment présent, pour que le rire sot soit enfin parti chercher refuge vers de pauvres enfants mort-nés. Et pourtant leur cœur à eux aussi vacille, tangue et s’immerge dans un amour imberbe. Douce journée qui fuit par sa fin et se moque sans mépris de son lendemain mesquin.
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2
J
J'ai joie
J’ai joie J’ai grâce, félicité J’ai l’allégresse J’ai le festin de liesse Lierre vivace enfantin Sans rite tridentin J’ai délicates ardeurs Arbrisseaux d’art majeur Où pousse le fruit de fougue Veine de fièvre affranchie J’ai douceur artillerie Là où tout s’encanaille En onctueux amour J’ai la pousse cisaille Qui, vive violence Sous vos friands atours Entrebaille la vie Dans ce qu’elle a de joie
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E
Epilogue
tes pupilles profondes bordées de cils en larmes naviguent – comme des sous-marins noirs jusqu'à ma berge elles s'ancrent, humides familières – sur la peau de mon doigt je ne verrai plus tes pupilles profondes je le sais – à l'ombre de nos draps
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Ghost 3.
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B
Bitter breakfast
Déconfiture Yeux brouillés Jus d'orage
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Standing Water
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Super Llama: Llamas are awesome! (13)
Back again.
(P)laying on my sad guitar, Im writing purple words with #coffeeandcigarettes on my keypad. Let's runaway, guys. (cf I stink bitter.) Desperation makes verbose. Welcome back ! SOB.Non scrivo parole : sono lucciconi sullo schermo luminoso. Vedi come scorrono dai occhi alla mia bocca storta al sorriso spento. Vedi come l'imbarazzo si nasconde dietro una lingua straniera quanto si sente estraneo a se stesso. Il viaggio della scrittura non sostituisce quello del cuore. And in tribute to Truffaut : You told me "I love u", I told u "wait". I would say "take me", and you said "go away". Jules et Jim
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Balin-Balan,
je laisse traîner un oeil (et un torchon poétique) dans ce bon vieux palais des mille et uns sublimes. J'espère que vous allez bien. Je passe simplement pour vous rappeler de ne pas oublier que les sacs plastiques qui flirtent avec Zéphyr exigent toute votre attention.
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Vs vs demandez pourquoi je ralerais bien un
coup ? J'ai les pieds si !
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Comments226

anonymous's avatar
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krackl3's avatar
krackl3Professional Traditional Artist
Cher journal,
Aujourd'hui j'ai mis mes bottes fourrées et mes collants décorés.
J'ai froid un peu partout sauf de la zone qui part des hanches jusqu'au milieu de mon tibia. Je me suis assise sur des rochers car j'aime sentir quelque chose de dur contre mes fesses.
Et pendant ce temps, deux arbres faisaient les cons.

Signé Compotedepommes
Compotedepommes's avatar
La preuve que l'on ne peut pas tout avoir dans la vie : un talent pictural, certes, mais pas scriptural ! Ne te lance pas de sitôt dans l'analyse iconographique. Quoique, il y a bien quelque chose que j'estime dans ta description : tu as remarqué les arbres !

N.B. Quelque chose de dur, d'accord, mais chaud c'est quand même mieux.
The-Mirrorball-Man's avatar
The-Mirrorball-ManHobbyist Digital Artist
Bon et bien je pense qu'il est temps de s'y remettre, non?
Compotedepommes's avatar
Ta sollicitude me touche ! Néanmoins, mes écrits s'épanouissent depuis quelques mois sur papier, carnets. Et je n'ai pas envie de retranscrire sur l'ordinateur.
Mais il est temps que je me remette à déguster les chefs/hors-d'oeuvres d'artistes tels que toi !