
Ce Miroir de l'AmeCe miroir de l'âme.Ce Miroir de l'Ame in Traditional Fixed Forms More Like This
Tout comme un miroir de l'âme en notre inconscient,
L'espérance s'étire en un ruban de rêves,
S'amincissant à l'infini vers des ailleurs
Dont nous ne comprenons rien de leurs existences.
Nous marchons le fil, souvent trompeur, de nos vies,
Éclaboussant tout d'une vile convoitise
Et tout englués de nos passés antérieurs,
Nous ne savons plus tisser ces fils des possibles.
Parfois le sublime nous touche de son doigt :
Un frisson nous parcourt de l'échine à la nuque
Nous nous arrêtons, aussi inquiets qu'étonnés
Et puis reprenons

La Nudite de l'EtreLa nudité de l’être.La Nudite de l'Etre in Traditional Fixed Forms More Like This
La nudité de l’être et du paraître
Pour revirer sens dessus dessous l’être.
Nudité du vivre en timidité
Pour l’émotion d’une réalité.
Nudité en mesure de chaque heure,
Quand le temps nous nourrit de sa valeur.
Nous qui entrons en notre temps d’humanité
En y laissant du néant et du sang les traces,
Nous avons perdu la raison de nos racines.
Qui donc a rompu le fil de nos origines?
Ivre, le monde tournoie tout autour du moi
Comme l’ombre frémissante d’un ange en émoi.

En poete et troubadourEn poète et troubadour.En poete et troubadour in Traditional Fixed Forms More Like This
Troubadour de mon cur et de mon âme,
Je m'amuse en soufflant au feu des mots,
Ravivant leurs chairs des couleurs du beau
Pour tremper les vers au métal des gammes.
Ivre d'une démesure insensée,
Je fouille les ruines de l'intolérable,
Rongeant jusqu'à l'os l'horreur insondable
Sous les monuments aux gloires passées.
Plonger la lame aux sources des étoiles,
Écarteler les lèvres de la nuit,
Puis, mouillé des sucs et couvert de suie,
Je me fonds, esprit, quand le jour m'empale.
Mutin insoumis des Reines-de-cur,
Je protège Alice aux

Le Travail des dieuxLe travail des dieux ou la théologie du Tout et du Rien.Le Travail des dieux in Free Verse More Like This
Sur l'enclume du néant,
La masse de la création
Frappe les possibles
De la matière énergie.
Le réel n'est que le reflet du non-être
Au miroir de l'abstraction première,
Du tout et du néant de l'unique origine.
Mais aussitôt créée, la surface se brouille.
Des éclats d'énergies projetées
S'amalgament en nuages gazeux
Dont émergent des constellations,
Des pulsars, des soleils, des planètes.
Les lolitas guerrières aux ailes fripées
Se réveillent aux portes rougi

Tout ce Temps que nous BuvonsTout ce temps que nous buvons.Tout ce Temps que nous Buvons in Traditional Fixed Forms More Like This
Le temps fuit de nous en goutte à goutte infini
À l'archet d'une vibrante désespérance
Crissant aigüe sur la peau cette remembrance
En un jeu staccato d'ultime symphonie.
Je bois ma déraison en un thé frémissant
D'une grise amertume goûtant la démesure.
Le temps me gruge et me mouille de sa bavure
Dégoulinant sur mon mal d'être gémissant.
Dans sa gangue immémoriale, le temps se rouille
Et ruisselle acide ses coulisses nacrées
Le long des vertèbres de mon dos échancrées
D'ébréchure

Requiem pro SomniumRequiem pro Somnium.Requiem pro Somnium in Free Verse More Like This
Quand l'aube se lève
En graffitis
Sur un horizon
Que la pluie embrume,
Quelle est donc la forme
Qui trahit le jour,
Répandant son encre
Sous les froides eaux?
Nouvelle Ophélie
D'une adolescence
Qu'un rêve déçu
A noyée, fantôme.
Requiem de profundis Domine,
Dieu est sans pitié pour les âmes justes!
Le soir était beau
En douceur magique,
Quand la nuit pénètre
Jusqu'au cur de l'âme
La fête serait
Cette apothéose
Qui couronnerait
Son rêve amoureux.
L'innocence en souricière de Dieu,
Pour emprisonner l'

Les Masques de VeniseLes masques de VeniseLes Masques de Venise in Traditional Fixed Forms More Like This
Masques de Venise en ce carnaval
Où les amants en leurs secrets se perdent,
Où glisse turgescent et infernal
Le plaisir concupiscent de leur verbe.
En un jeu de staccato et d'automne,
Le vent exacerbe en eux le désir.
Course folle en fin de jour monotone
Pour enfin s'accorder à leur plaisir.
Les corps s'en vont en bousculade et danse.
Reflet de masques dans l'eau du canal.
La lune levée éponge la transe
Des corps haletant leur chant animal.
Et dans le matin, bien lourd à sa barre,
Un masque sur l'eau flotte abandonné,
En un point de suspension dans la mare
Pour les

Il etait trois petits enfantsIl était trois petits enfants...Il etait trois petits enfants in Free Verse More Like This
Il était trois petits enfants,
Qui s'en allaient glaner aux champs.
Ils sont tant allés et venus
Que le soleil on n'a plus vu.
Irlande, la verte, l’île d’émeraude :
Hier, on y cueillait les orphelins
Pour les laisser mourir de faim et froid
Dans les caves si sombres de l’Église.
Puis ses dévots abusent des enfants.
Aujourd’hui, une mère qui se meure
Empoisonnée par son fœtus mourant :
¨Vous savez, ici on est catholique!¨
Entrez, entrez, mes beaux enfants!
Et n’étaient pas sitôt entr&eacut

Seul dans la foule.Seul dans la foule.Seul dans la foule. in Free Verse More Like This
La foule en masse et marées,
Tantôt glissant en bonne enfant
Tantôt en bête malfaisante
Prête à fondre sur l’innocent.
Dans la foule, cet inconscient
De l’individu qui s’englue
Tout mollement dans cette masse,
Ce grand néant de régression.
S’isoler en son soi-même,
En un instantané de foule :
Quand gonfle toutes sa fureur
Et que son bruit roule infernal.
Est-on jamais plus seul au monde
Qu’au milieu de cette abstraction
Qui siphonne les énergies
Pour se recréer éphémère?
Le savent bien to

Les plis d'une peauLes plis d’une peau.Les plis d'une peau in Traditional Fixed Forms More Like This
Dans ce monde je n’ai que ma peau
Pour recouvrir de ses plis mes os.
Une cage d’ivoire et de flamme
Pour y emprisonner l’oiseau-âme.
Le parchemin peau sur l’abat-jour
Aux incrustations de tant de jours
En lumière tamisée et douce
À réchauffer nos jeunes frimousses.
Dans les hier de nos lendemains,
Dans les plis de son tablier, les mains
À contenir entier l’univers d’enfance,
Nous rassurant d’une délivrance.
De brins de laine, raccommoder
Le temps que ses chansons ont brodé
Et dans les plis des jours qui s’achèvent,
Rapiécer l’usure de nos rêves.
Le pli du r